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Denis Seel: «Le NPA n'est pas là pour témoigner, mais pour avoir des élus à la région !»
22/02/2010 | 16:04
© MidiNews 2010

Les candidats de la liste déposée par le Nouveau Parti Anticapitaliste «soutenue par Olivier Besancenot», ont au moins le mérite d’être clairs.

Non leur présence à ce scrutin régional ne relève pas du simple témoignage, mais de la volonté de passer le cap fatidique des 5% et d’avoir des élus à Toulouse.

Pour cela, ils sont prêts à discuter, entre les deux tours, avec l’ensemble des forces de gauche «à l’exception du Parti Socialiste», ce qui ne manque pas de poser problème dans la mesure où, précisément, les autres, à savoir principalement Europe Ecologie (voir notre article du 08/02/10), et le Front de Gauche (voir notre article du 20/01/10) sont eux, d’accord pour passer des accords avec le parti de Martine Aubry et Martin Malvy.

En tout état de cause, le NPA annonce d’ores et déjà que, sauf changement radical de politique, il ne votera pas le budget de la région.

Ce que le parti de Besancenot reproche à Matin Malvy tient en deux phrases, courtes mais définitives:

• «Le bilan de Martin Malvy n’est pas positif»: Denis Seel veut bien reconnaître «quelques mesures», mais l’ensemble selon lui est notoirement «insuffisant»
• «Le Conseil Régional Midi-Pyrénées ne s’est pas posé en «pôle de résistance» face à Nicolas Sarkozy et à la droite au pouvoir !»

La liste «anticapitaliste, écologiste, antiproductiviste, féministe et solidaire» a un slogan de campagne: «En Midi-Pyrénées, Tout changer, Rien lâcher !»

Au niveau de l’Ariège, cette profession de foi se décline selon cinq thèmes principaux:

- Les transports: Les TER doivent être gratuits. Cela s’appelle la «gratuité sociale»
De plus le NPA demande aux entreprises de «prendre en charge à 100% le trajet domicile-travail»;

- L’Ecologie: «Non au capitalisme vert, Oui à l‘écosocialisme» qui peut se traduire, entre autres, par la création d’un «fonds régional de l’eau», l’aide aux petits agriculteurs, le refus du tout-tourisme;

- L’emploi: Pour la mise en place d’un «fonds régional pour l’autogestion» facilitant la reprise d’entreprises par les salariés, et toujours, «l’interdiction des licenciements»;

- L’éducation et la Formation: Non seulement ce qui a été fait en Midi Pyrénées pour les lycées constitue «un minimum», mais il est inadmissible que le Conseil Régional ait financé le privé bien au-delà de ses obligations.
Le mot d’ordre du NPA est clair: «Rien au privé, Tout au public !», avec un «service public régional de formation»;

- Les discriminations: «La lutte pour le droit des femmes est un combat permanent», tout comme la lutte contre l’homophobie, sujet sensible en Ariège, contre le racisme et toutes les formes de discriminations (sans papiers…).

Au final, le souhait de Denis Seel et de ses colistiers reste, faute de grand soir, de «donner une bonne claque à Sarkozy et à la Droite !»

Pour cela, ajoute l’ariégeoise Myriam Martin, tête de liste régionale, «Nos élus seront les porte-parole de votre révolte, de vos exigences, et de vos droits»

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auteur: Bernard Pastourel | publié le: 22/02/2010 | 16:04 | Lu: 8247 fois