A moins d’une semaine du premier tour des régionales, la majorité présidentielle fait le forcing.
C’est ainsi que Brigitte Barèges, députée maire de Montauban, et tête de liste régionale UMP, et Jean-Marie Bockel, président de la «Gauche Moderne» sont venus apporter leur soutien à Philippe Calléja et ses colistiers, parmi lesquels Michel Barre, porte parole de la Gauche Moderne en Ariège.
Ce nouveau parti, créé en septembre 2007 par Jean-Marie Bockel, transfuge du Parti Socialiste, rallié à Nicolas Sarkozy en juin 2007, à l’occasion de sa nomination en qualité de secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, compte aujourd’hui mille cinq cents adhérents.
Auparavant, JMB avait été, sous la présidence de François Mitterrand, secrétaire d'État auprès du ministre du commerce entre 1984 et 1986, puis éphémère ministre du commerce en 1986.
Avant d’être nommé secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Justice et des Libertés, poste qu’il occupe encore aujourd’hui, il avait été également secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants.
Représentant au sein de la majorité présidentielle «une politique pragmatique, attentive aux résultats, à ce qui marche et à ce qui répond à la demande sociale», et défendant un «libéralisme social, attentif par ses régulations à la justice et à l’égalité», et une «économie de marché solidaire», la Gauche Moderne présente à l’occasion de ces élections régionales trente deux candidats dont Miche Barre, maire d’Ignaux, troisième sur la liste de Philippe Calléja.
Par cette candidature, le maire d’Ignaux entend témoigner contre «l’archaïsme de la politique menée par le Parti Socialiste en Ariège […] et la chape de plomb que ce dernier a posé sur le département»
Pour Jean-Marie Bockel, cette élection constitue une «rampe de lancement pour son parti, prémisse d’une alternance possible en Ariège […] Michel Barre porte ici le flambeau de la Gauche Moderne […]
D’ailleurs, nous avons un peu la même histoire: Porteur d’un idéal de gauche depuis trente ans, j’ai, comme lui, souvent été en désaccord avec le PS, je n’ai pas été écouté, que ce soit sur la question des 35 heures comme sur celle de la sécurité […] Le PS est à coté de ses pompes»
Le fondateur de la Gauche Moderne se confie: «j’ai connu Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur, une relation de confiance s’est créée entre nous […] puis, il y a eu l’ouverture […]
Ce n’est facile ni pour ceux qui la pratiquent, ni pour ceux qui l’acceptent […] Cela implique de rompre avec une famille […] On est victime de sectarisme, d’ostracisme […]
Ma place au gouvernement n’est pas une aventure personnelle, mais une démarche collective […]
Nos idées sociales sont créatrices de richesse en matière d’économie, de croissance […] ce sont ces idées que nous allons porter à la région […]
Mes maîtres mots: Engagement, Loyauté, Solidarité […] Notre valeur ajoutée: nous avons vocation à rassembler les électeurs de gauche qui se sont détournés du parti socialiste»
Philippe Calléja, en leader sûr de ses troupes n’hésite pas à enfoncer le clou: selon lui, «Augustin Bonrepaux a déclaré que l’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy consiste à prendre les meilleurs dans les rangs socialiste»
Il en déduit logiquement que «Michel Barre était le meilleur des socialistes ariégeois !» CQFD…
Il revenait naturellement à Brigitte Barèges, tête de liste régionale pour la majorité présidentielle, de décliner son programme, avec une énergie que chacun se plait à saluer:
• Création d’un fonds d’investissement pour les PME «pour sortir plus fort de la crise»;
• Innovation, avec un budget régional consacré à la recherche, parce qu’«innover, c’est créer des richesses qui profitent à tous»;
• Préservation du foncier agricole, et promotion des circuits courts;
• Investissements dans les lycées, les centres d’apprentissage, et les campus universitaires;
• Mise en place du Ticket Unique Régional, «pour se déplacer en TER tant pour les trajets domicile travail, que pour le loisir»;
• Développement des énergies renouvelables, et d’un réseau de réservoirs d’eau «pour stocker et valoriser l’or bleu»;
• Mise en place de maisons de santé, et maintien des hôpitaux de proximité;
• Accompagnement des projets locaux de développement;
• Mise en place de contrats pluriannuels avec les associations et les ligues sportives.
En ouverture du débat public, Alain Sutra, maire de Tarascon sur Ariège, qui a mis la salle du centre multimédia, «au nom de la Démocratie», à disposition de Philippe Calléja et de ses invités, notait qu’avec Jean-Marie Bockel, «nous avons au moins un point commun: adhérents au PS pendant des années, nous l’avons quitté», avant de poursuivre «il y en a sûrement d’autres !»
A noter que, pour accueillir ces invités, Michel Barre avait choisi une chanson de Grégoire «Nuages», «Chanson symbole pour l’Ariège: Si l’on souffle assez fort, le 21 mars, on apercevra le soleil»
- Université d'été (régionale) de la CGT
- Unité d'action des syndicats pour le mouvement du 7 septembre
- Chantal Jouanno à Toulouse: arrêt du plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées
- Interdiction de vente de tabac aux - de 18 ans: une mesure fumeuse ?
- Gens du voyage : «Attention aux amalgames» selon une responsable associative
- Ours: Que va annoncer Chantal Jouanno le 26 juillet?
- L'offre de santé menacée dans le département de l'Ariège?
- Réforme des retraites: plus de 5000 signatures déposées par l'intersyndicale de l'Ariège
- Le Festival «Résistances»: c'est parti!
- Ours: prédations, indemnisations, procédures... précisions du préfet de l'Ariège









