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Journée Internationale de la femme: Paroles d'Ariégeoises
08/03/2007 | 17:08

En cette journée internationale de la femme, nous avions le choix, tant le département de l’Ariège compte, toutes corporations confondues, de nombreux talents au féminin.

Elles s’appellent Warda, Maïté, Sylvie, Bénédicte, Sara, Josiane ou Ariane et ont en commun leur amour du travail bien fait, le respect des autres et le sens des valeurs… Certaines vivent leurs rêves d’enfants, d’autres ont voulu changer de métier et du jour au lendemain ont procédé à un virage radical dans leur vie professionnelle… mais toutes se sont données le choix et ont une véritable envie, celle de faire le métier qui leur plaît.

Focus:

Caporal Warda Nouihel au 1er Régiment des Chasseurs Parachutistes (Pamiers). Cette jeune femme de 24 ans fait partie du personnel féminin des troupes aéroportées du 1er RCP.

Dans l’armée les filles c’est désormais courant mais dans les troupes d’élite elles bénéficient de certains aménagements  concernant notamment les activités physiques nous explique le caporal: «je ne fais que 8 pompes, 20 flexions, 30 abdos, mon parcours est de 8km et mon sac ne pèse que 5kg…alors que pour les garçons c’est 11kg !»

Pour Warda c’est une réelle vocation et si son BEP de secrétariat administratif la fait évoluer dans les bureaux ou elle s’occupe de ressources humaines au poste de commandement, elle n’attend qu’une chose : partir en mission et elle s’y prépare toute l’année en faisant du sport, saut à parachute, tir, etc. Le caporal Nouihel est très fière de nous annoncer son départ imminent pour l’Afgahnistan: «On en rêve tous, nous allons maintenir la Paix là-bas»

Maïté Poumadé-Munoz chef d’entreprise de l’ESGM (Pamiers), une entreprise de chauffage, génie climatique, couverture, zinc…

C’est une grande histoire qui débute en 1975: «après le bac, je décroche un job d’été pour gagner un peu d’argent ; ça me plaît, je reste dans cette entreprise. Quatre ans après, je m’associe au patron à hauteur de 50% de la S.A et maintenant je détiens 99,99% de cette S.A.S»

Aujourd’hui à la tête de 26 employés, la clé du succès de  Maïté réside certainement dans l’esprit d’équipe qui règne dans sa société et qui fait sa force mais «quand j’ai quelque chose à dire je le dis en face,  précise-t-elle dans un large sourire, et il faut savoir perdre du temps pour en gagner : quand on prend un jeune après le bac, il fait une formation au CFA et puis on le garde et on le fait progresser au sein de l’entreprise. Il faut savoir s’entourer de compétences mais également partager les bénéfices quand il y en a… »

Patron social, qui prône la formation, la progression et l’esprit d’équipe mais également chef de chantier impitoyable qui connaît bien son métier et qui ne s’en laisse pas compter.

Sylvie Milhorat (salariée Ste Atout Services, Foix), après un baccalauréat section «économie», elle travaille pendant 11 ans dans une bijouterie puis elle rencontre son ami, le coup de foudre et l’envie de faire autre chose la motivent à devenir… peintre en bâtiment.

Elle se forme sur le tas mais précise-t-elle: «j’ai toujours été bricoleuse, j’ai construit une maison avec mes parents. Aujourd’hui je fais de la peinture, des planchers, du PVC et je suis salariée»

Un métier du bâtiment où il faut se faire une place en tant que femme, des conditions de travail souvent difficiles, au froid, à la chaleur: «c’est physiquement usant, je ne ferais pas ça toute ma vie… dans quelques années je m’orienterai certainement vers des tâches plus centrées vers la décoration au sein de l’entreprise»

Sara Bertrand, est travailleur indépendant, installée depuis six mois: elle est jointeuse (et elle tient à ce féminin-là) sur plaques de plâtre.
C’est une reconversion puisque auparavant elle était serveuse.

Ce petit bout de femme au minois rieur travaille sur les chantiers « après une formation de trois mois dans l’entreprise Vidal à Rieux de Pelleport (ils m’ont donné ma chance et ont cru en moi et en ma motivation), j’ai crée ma société «Bati-Joints» et je me suis installée à mon compte à St Félix de Rieutort»

Et le travail ne manque pas en basse Ariège où les chantiers se succèdent.
«Jusqu’à présent il n’y a pas de problèmes avec mes collègues hommes, chacun reste à sa place, et puis je suis là pour bosser, comme je suis mon propre patron, je gère mon temps de manière à pouvoir profiter de mes deux enfants le mercredi après-midi… »

Bénédicte Fournié, éleveur de brebis et d’agneaux à St-Martin du Caralp. Il y a encore deux mois, elle était technicien agricole en bovin-viande pour une association d’agriculteurs.

Au premier janvier elle a franchi le pas en reprenant une exploitation: « j’ai un DUT d’agronomie, je travaillais plus ou moins dans le milieu et mon mari est agriculteur. Mon seul point noir, ce sont les enfants, j’ai beaucoup de mal à m’organiser mais avec le temps ça viendra !»

Josiane Gouze-Fauré, directrice de la Copami depuis 1999,  vice-présidente de la CCI de l’Ariège et de l’UPAP, administratrice à la MSA, responsable des magasins «Gamm-vert et reflets du Terroir», présidente de l’association des commerçants Foix-Sud.

Elle aussi n’était pas destinée à diriger une coopérative agricole mais «c’est comme pour toute chose, il faut être passionnée»
Aujourd’hui c’est un chef d’entreprise qui défend ses objectifs devant un conseil d’administration composé exclusivement d’hommes, en tant que décideur elle s’implique totalement  pour son département.

Mais Josiane Gouze-Fauré nous avoue « il faut savoir  composer sur les deux tableaux car quand je rentre à la maison je suis également mère de famille et quand je l’oublie, ma fille sait me rappeler à l’ordre !»

Ariane Meilhan est maréchal-ferrant, un métier itinérant, exercé à 99% par des hommes. Ariane aime les chevaux et depuis son enfance elle est fascinée par le travail du fer, si bien qu’un jour, elle décide de faire une formation pour adultes  en 13 mois et obtient son examen de ferrage: «c’est une façon de rester en contact avec les chevaux qui me convient bien. Je fais le métier que j’ai envie de faire. Aujourd’hui on a la chance d’avoir le choix. Ensuite il faut se lancer … mais pour cela il faut avoir une vraie envie»

Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 08/03/2007 | 17:08 | Lu: 16106 fois