Projet d'axe transfrontalier E9: en route vers Bruxelles...
13/07/2010 | 20:38
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Roland Fauré, chargé de communication pour l'association VIA9* en est désormais convaincu: «la décision de faire cette autoroute ne sera prise ni à Madrid ni à Paris, mais à Bruxelles»

Car depuis des mois, on parle beaucoup (mais sans grands résultats concrets) de cet axe qui relierait Toulouse à la très dynamique Barcelone, en passant par l'Ariège.

Nouveau rebondissement dans le dossier: le 8 juillet dernier a eu lieu en Andorre la première rencontre tripartite (France, Catalogne, Andorre) pour essayer de débloquer le projet.

Avec autour de la table 4 maires de villes Catalanes, les maires de toute l'Andorre, et l'association française Via9.

Tous reçus par le chef du gouvernement d'Andorre, à qui il a même été demandé d'évoquer le sujet avec le président Sarkozy (attendu sur place le 29 juillet).

Car pour Roland Fauré, «nous avons beaucoup parlé et beaucoup réfléchi. Maintenant, il faut agir !»

Et pour cela, l'Union Européenne est perçue comme l'étage politique qui pourrait remettre le projet en marche, au delà des problématiques internes à chaque pays.

Car en Espagne, l'E9 semble plus portée par la Catalogne que par l'Espagne de Madrid.

Et côté français, le seul argument du désenclavement de la Haute Ariège, vu de Paris, n'apparait peut être pas vraiment comme une priorité dans le contexte actuel.

Bref, l'Union Européenne pourrait bien être «un arbitre qui permettrait de surmonter certaines difficultés» précise Roland Fauré.

Mais aussi un financeur intéressant quand on sait que côté français, le coût des travaux attendrait les 1 milliard ou 1,5 milliards d'euros de budget.

«Aujourd'hui, il faut procéder par étape, ajoute le fervent défenseur de l'E9, les modalités précises d'aménagements ne sont pas encore abordées»

Une autoroute avec péage (qui impliquerait la construction d'une voie gratuite en parallèle), une mise en concession (comme cela avait été proposé par Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général), l'aménagement d'une voie rapide sécurisée...

Les pommes de discorde (écologiques, financières, et techniques) ne manquent pas.

Mais le premier texte accouché de la rencontre n'aborde pas encore ces questions.

Le document est en fait une déclaration de principe, déjà soumise aux communes catalanes et andorranes.

Elles y reconnaissent «l’importance stratégique de l’axe E9 pour la structuration équilibrée de la Catalogne, de l'Andorre et de Midi-Pyrénées», et s'engagent à œuvrer ensemble en faveur de l'essor du projet.

Reste aujourd'hui à mobiliser les communes françaises autour d'une déclaration qui, une fois amendée, validée et signée par le plus grand nombre possible de municipalités et d'élus, sera envoyée à Bruxelles.

*L'association VIA9 plaide depuis janvier 2009 en faveur de la construction de l'E9. Elle regroupe des particuliers, des entreprises, des collectivités locales, avec un total d'environ 80 entités. Elle est présidée par Alain Chênebeau.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 13/07/2010 | 20:38 | Lu: 16439 fois