Répondant au challenge «100 pôles d’excellence» proposé, début 2010, par l’ANAP -Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé- (voir notre article du 13/04/10), le CHAC -Centre Hospitalier Ariège Couserans- a placé parmi ses objectifs prioritaires le fait de «Réaliser 50% des actes de chirurgie en ambulatoire»
Pour cela, il convenait d’organiser l’établissement en conséquences. C’est ainsi qu’a ouvert, le 21 juin, l’«UCMA»: Unité de Chirurgie et de Médecine Ambulatoire.
Un mois après, il est possible d’établir un premier bilan: le moins que l’on puisse dire est qu’il est excellent, tant du point de vue du personnel permanent, soit, sous la direction d’un cadre de santé, cinq infirmières et trois aides soignantes, que de la vingtaine de chirurgiens qui disposent d’un cadre de travail adapté, ou des patients dont on peut lire les commentaires sans équivoque dans les questionnaires de satisfaction distribués systématiquement après chaque intervention.
Outre des bâtiments neufs, qui abritent les dix chambres du service, et un matériel au «Top», tel le bloc opératoire que pourraient envier nombre d’établissements toulousains, un effort particulier a été fait sur l’organisation.
C’est ainsi par exemple que le personnel soignant travaille par tranches de douze heures.
De cette façon, c’est la même infirmière qui assure la continuité des soins tout au long de la journée.
Le patient, qui est particulièrement entouré, est suivi de la veille au lendemain: une infirmière l’avertit chez lui de son hospitalisation prochaine, donnant l’heure exacte de l’intervention et les derniers conseils, et vérifie le lendemain que le retour à la maison s’est bien passé.
«Le patient est au cœur de l’organisation du service […] Ici, on attend le patient, ce n’est pas le patient qui nous attend !»
L’hospitalisation d’un jour permet d’effectuer un maximum d’examens et de «petites» chirurgies, tels les traitements de la cataracte, des varices et hernies, des végétations, des amygdales, sans oublier les endoscopies, coloscopies et autres transfusions ou chimiothérapies, ou encore les extractions de dents…
Un éventail, on le voit très large, qui permet de se fixer l’objectif raisonnable de trois mille actes par an, et d’atteindre le challenge noté plus haut de réaliser ici la moitié des actes de chirurgie.
Même si toutes les opérations effectuées au sein de l’UCMA ne sont pas catégorisées «actes classants», il y a là largement de quoi rassurer les oiseaux de mauvaise augure qui agitent, tel un épouvantail, le seuil «fatidique» des mille cinq cents actes chirurgicaux par an à atteindre pour assurer la pérennité d’un établissement hospitalier.
Les travaux n’en continuent pas moins dans l’établissement couseranais (premier employeur local), avec la création prochaine de lits de gériatrie dédiés plus particulièrement aux polypathologies, le déménagement de la pharmacie et la rénovation des bâtiments de psychogériatrie.
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Pôle d'excellence: le CHAC mise sur l'«ambulatoire»
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