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Egalité professionnelle: une entreprise ariégeoise récompensée par la Région Midi-Pyrénées
22/11/2011 | 20:01
© MidiNews 2011

Il s’agit de la SARL Kerimel basée à Tabre dans le Pays d’Olmes. Installée depuis 1997, l’entreprise est pionnière en matière de vente directe et s’est spécialisée dans la transformation puis la vente de viande par correspondance.

Avec ses 22 salariés, elle vient de recevoir un prix de la Région Midi-Pyrénées, pour récompenser les efforts faits en matière d’égalité professionnelle homme/femme.

Ce mercredi, l’entreprise ariégeoise ira chercher son prix à Toulouse, avec une prime qui sera «reversée à 75% aux salariés» explique le gérant, François De Kerimel.

Boucher, secrétaire, responsable du conditionnement (de l’emballage de la viande), chargé du nettoyage, commercial, chef de production, plusieurs métiers cohabitent dans les locaux et l’atelier de la société.

Et à tous les niveaux (et dès que c’est possible), la direction applique la même formule dans le sens du développement des compétences, de l’égalité salariale, et de l’articulation des temps de vies professionnelle et privée.

Même si «ce sont plutôt les situations qui nous ont guidés pour mettre en place une série de choses» explique François De Kerimel, le gérant.

Il n’y a donc pas de grands plans de communication ni de grands discours, mais plutôt une prise en compte au quotidien des personnes pour organiser la vie de l’entreprise. Une sorte de bon sens en somme.

Exemple concret: la prise en considération des contraintes de la maternité, «nous avons une salariée qui bénéficie d’un mi-temps annualisé, pour qu’elle puisse prendre ses mercredis et les vacances scolaires» explique Anne-Gaëlle Lepoutre (directrice adjointe de la structure).

Et d’ajouter, pour les même raisons, «une autre personne part à 16h certains jours et rattrape à d’autres moments»

Ces efforts concernent aussi l’évolution des carrières. Après l’expérience de jeunes ingénieurs partis après 1 an ou deux, l’entreprise a préféré miser sur la fidélisation de ses salariés, «nous nous sommes rendus compte que nous avions les compétences en interne» précise François De Kerimel.

Ainsi, récemment, deux salariées travaillant au conditionnement ont pu évoluer dans leur carrière: l’une est devenue boucher et a été formée pour cela.

L’autre, Giselle Boutiller, est aujourd’hui une responsable de production épanouie après avoir passé plusieurs années au conditionnement, «il y a plus d’autonomie et de responsabilité. Avant j’avais l’impression d’être un petit robot !» raconte-t-elle.

Quel regard porte-t-elle sur l’entreprise après y avoir passé dix ans? «Il y a un aspect très familial et très humain: à n’importe quel poste où l’on se situe, on est considéré.

La personne qui fait le ménage est aussi importante que celle qui est en haut de la hiérarchie. Car si le ménage n’est pas bien fait, l’entreprise peut fermer
»

Dans l’atelier, il faut aller vite, découper, soulever des charges. Un travail assez dur, effectué débout et dans le froid.

La direction a donc fait venir un ergonome, pour travailler sur la pénibilité et aménager l’espace de travail, pour les femmes notamment.

Toutes ces choses, qui seraient vécues comme un coût par d’autres chefs d’entreprise, permettent à François De Kerimel de développer l’esprit d’équipe, «quelqu’un qui est bien dans sa tête va se donner.

Si on prend en compte les personnes et qu’on voit avec elles comment on peut aménager, ça leur permet de s’investir. Et pour une petite entreprise, c’est indispensable
»

Il en est donc persuadé: la notion de «durable» souvent utilisée en matière d’agriculture est aussi applicable dans les relations humaines au travail.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 22/11/2011 | 20:01 | Lu: 12092 fois