Un territoire, des entreprises… des projets.
3 mots en bannière comme un étendard qui accueillent l’internaute sur la toute nouvelle plateforme web, mise en ligne dans sa version béta sur ce Couserans qui innove.
e-vitrine virtuelle? Pas seulement. Derrière tout cela il y a avant tout des hommes.
Lorsqu’au-delà des frontières, même virtuelles, Bruxelles, cette lointaine technocratie européenne, trouve des applications concrètes sur les territoires ruraux comme le Couserans.
Faut-il encore avoir les bons logiciels et donner du contenu.
40 hommes et femmes, acteurs économiques du Pays Couserans à la tête de petites structures et entités qu’elles soient artisanales, industrielles ou commerciales, se sont ainsi engagés collectivement dans le cadre du Réseau pour l’accès à l’Innovation Des Entreprises en zone Rurale (RIDER), aux côtés d’autres territoires et partenaires, français et espagnols, sous le pilotage du Syndicat Mixte de Pays Couserans.
«Bien sûr nous sommes attentifs au développement économique des grosses entreprises locales, proclame François Murillo, mais il y a également un riche tissu de PME et TPE en Couserans, créateur d’emplois»
«L’innovation, complètent Rémy Toulza de Cap Couserans et Olivier Rey, directeur du pays, qu'elle soit technologique, organisationnelle, commerciale, ne concerne pas seulement les grandes entreprises toulousaines. Nos TPE et PME, innovent aussi»
Un ensemble de partenaires institutionnels l’ont bien compris et accompagnent cette démarche.
Ariège Expansion, CCIT 09, CMA, jusqu’aux services de Pôle emploi ou de l’AFPA, de la MCEF et bien sûr l’ARDESI (au niveau régional) pour ne citer qu’eux.
Plus de deux années d’une démarche collective ont réuni ces acteurs économiques intervenant dans des secteurs variés de l’agroalimentaire, l’énergie, l’artisanat et l’art, etc.
C’est au Château de Belloc, hôte de Michel Vuillier, que «Couserans-Innovation» cette e-vitrine collaborative, a été présentée.
«Il fallait un site portail sexy, simple et sobre, précise Eric Fourcaud, spécialiste informatique, l’idée c’est de se vendre»
L’objectif étant bien sûr de mettre en avant les acteurs économiques (TPE et PME) du Couserans, de partager et faire savoir autant que connaître ce foisonnement innovant.
Décliné en trois grands domaines: innovation produit, innovation commerciale et innovation technique, ce portail du savoir-faire artisanal et entrepreneurial local se veut avant tout outil de communication pour ces quarante chefs d’entreprises, qui ont accepté de partager et échanger sur leurs process innovants.
14 d’entre eux, dont les onze qui ont joué le rôle «d’ambassadeur de l’innovation» auprès de leurs pairs, sont aujourd’hui mis en valeur dans cette vitrine.
Chacun est présenté succinctement au travers d’une fiche signalétique de la société, de ses procédés innovants au moyen de textes concis, agrémentés de logos, photos et même vidéos.
Un portail appelé à s’enrichir au fur et à mesure que de nouvelles entreprises y adhéreront et à être réactualisé régulièrement.
L’autre intérêt du site est de permettre l’accès via un espace collaboratif de type blog d’échanges permanents dans l’esprit des réseaux sociaux intitulé «Cousinnov», à des groupes projets innovants, par code confidentiel, à chacun des membres de la plateforme.
Bref, l’ensemble, comme un arbre prend racine dans le vivier des entreprises artisanales locales pour étendre progressivement de manière co-construite ses ramifications entremêlées et éclore sur autant de fruits que de projets en recherche permanente d’innovation.
Voie vers l’excellence pour construire le Couserans de demain et proposer un autre relai de développement pour redonner souffle à un territoire au regard des soubresauts, parfois douloureux, de l’économie traditionnelle.
Et question arbre, de sapins, plus précisément, Michel Vuillier en connaît un rayon, lui qui consacre une bonne part de son domaine de 700 ha à l’exploitation de sapins bio.
Une innovation répondant d’un cahier des charges strict reposant sur des techniques douces et «tout à la main» (il emploie 3 personnes pour l’instant) qu’il assure être le seul en Europe à réaliser et pour lequel il existe un véritable marché.
600.000 sapins sont produits annuellement avec un objectif à terme d’un million, sachant qu’il faut 6 années environ pour obtenir un sapin adulte «si touchons du bois -de sapin- aucune maladie ne les affecte»
Une vigilance de tous les instants lorsqu’on sait qu’en un mois et demi il réalise le CA de l’année.
Très attentif à la qualité de la matière première, il vend ses sapins sur tout Midi-Pyrénées et préfère plutôt opérer par transfert de compétences vers d’autres régions intéressées plutôt que d’alourdir des coûts de transports par ailleurs défavorables au bilan carbone de l’opération.
A la tête également d’une autre SARL, Energie Bois Sud, cet «ambassadeur de l’innovation», hôte d’un soir, produit également des plaquettes bois pour l’approvisionnement des chaufferies automatiques et propose à ce titre le recyclage de ces sapins, alors réutilisés comme combustibles.
A l’heure ou le prix du pétrole ne peut plus s’arrêter de faire le yoyo à la hausse, raréfaction des énergies fossiles aidant, une opération qui mérite réflexion quant au coût de revient, puisqu'il faut seulement 200 sapins pour produire autant d’énergie que 100 litres de fuel.
«C’est la dernière opération dans le cadre formel du programme européen Rider, qui lui prend fin», annonce Olivier Rey.
L'e-vitrine, «la plateforme collaborative sera -désormais- ce que nous en ferons» poursuit-il. Tout comme cette démarche collective de transfert d’innovation.
Présentée en version béta, cette plateforme qui connaît forcément encore quelques bugs doit être maintenant portée, alimentée par l’élan renouvelé des acteurs qui la composent, sans défaillance.
D’autres projets se dessinent, comme dans le domaine des ressources humaines, avec une autre plateforme destinée à être une réelle interface entre les entreprises et les institutionnels, au bénéfice de l’utilisateur internaute final.
Eternelle démarche de progrès, ici à la confluence d’un territoire d’entreprises et de projets, où l’humain reste le rouage essentiel de cette mécanique même innovante et virtuelle.
Car rien ne remplacera les échanges, de préférence dans la convivialité, bien réels ceux là entre les hommes.
C’est en substance le message conclusif de Michel Vuillier invitant l’ensemble des personnes présentes, un réseau bien vivant, à poursuivre et prolonger ces liens, réels eux aussi, en portant haut le verre de l’amitié autour d’un buffet du terroir.
En quelque sorte, une nouvelle variante de «l’e-manité en marche», version 2.0.
Plus d’infos ou envie de rejoindre le réseau: www.couserans-innovation.com
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Transfert d'innovation: une démarche en faveur des petites entreprises du Couserans









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