Hafid Belkilali et Davy Da Costa sont les deux nouvelles recrues du sous traitant aéronautique CMA, basé à Tarascon-sur-Ariège.
Ce sont les 100ème à signer des «contrats de professionnalisation» cette année en Ariège.
Répondre aux besoins de la métallurgie
Ils représentent donc à eux deux le symbole du travail mené en partenariat en Ariège entre les services de l’Etat et les entreprises, afin de répondre à la pénurie de main d’œuvre dans un secteur en pleine expansion: la sous-traitance aéronautique.
Les deux futurs chaudronniers espèrent bien décrocher un CDI au terme de leur 12 mois de contrat.
D’autant plus qu’ils arrivent à la fin d’un parcours du combattant qui les a mené de réunions d’information, en visites d’entreprises, en entretiens, en passant par une sélection par la «Méthode de Recrutement par Simulation» (on ne regarde pas les diplômes obtenus mais les aptitudes et la motivation).
Après avoir franchi toutes les étapes, les voila prêts à changer de métier.
«Pendant un an, ils seront formés une semaine par mois dans un centre de formation chez Recaero, et 3 semaines en atelier» explique Richard Llabarrena (codirigeant de la société CMA)
«C’est un des outils essentiels de la lutte contre le chômage, priorité du gouvernement» a insisté le Préfet de l’Ariège Salvador Perez, en présentant les chiffres en augmentation en Ariège, à la fois de l’apprentissage, des contrats de professionnalisation, et de l’alternance.
Redorer le blason du travail en atelier
Car si le chômage en Ariège bat des records (12,1%), en Midi-Pyrénées, de nombreux sous-traitants aéronautiques ont toujours du mal à recruter.
Et ce dans ces métiers dits «en tension» que sont les «chaudronniers» ou encore les «ajusteurs-monteurs»
L’entreprise CMA à Tarascon-sur-Ariège n’échappe pas à la règle. La société fabrique des pièces métalliques, grâce à ses savoir-faire en matière de découpage laser, chaudronnerie, mécano-soudure, assemblage, usinage et peinture industrielle.
Et c’est un cas d’école: voila une entreprise ariégeoise qui exporte à l’international, avec un chiffre d’affaires en pleine augmentation, et qui doit pourtant refuser des marchés par manque de personnel.
Avec aujourd’hui 60 salariés, «on pourrait largement être 70 !» regrette Lucette Lagoutte (codirigeante de la société), «il y a 10 emplois qui se perdent et c’est très dommage. Si on ne fait pas de la formation, on y arrivera pas»
Le futur chaudronnier Davy Da Costa est ravi, «je ne connaissais pas ces métiers. Mais savoir que les pièces que l’on fabrique sont ensuite montées sur des hélicoptères, c’est vraiment intéressant»
En tout, le besoin en main d’œuvre dans la métallurgie est évalué à une centaine d’emplois vacants sur le département.
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Aéronautique: les entreprises de la métallurgie s'organisent pour former les salariés







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