En 2007, l’inauguration de l’entreprise «Recycarbo» à Laroque d’Olmes avait redonné de l’espoir à un territoire sinistré.
Cinq ans plus tard et cette société spécialisée dans le traitement des eaux souillées par des hydrocarbures, après avoir été placée en redressement judiciaire, a fermé ses portes.
Mais problème: le site n’a jamais été dépollué, malgré les demandes des services de l’Etat.
Et toujours à l’air libre, des produits polluants occupent encore des cuves qui n’ont jamais été vidées. D’où l’inquiétude pour les sols et les ruisseaux en cas de fortes pluies, et la mobilisation des associations de défense de l’environnement qui cherchent à faire bouger les choses, de peur que la situation d’éternise.
Le Comité Ecologique Ariégeois et l’association «Olmes Ecologie» viennent ainsi de rédiger une lettre ouverte envoyée à la ministre de l’environnement, au préfet de Région et au préfet de l’Ariège.
Car aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir qui doit payer le coût de l’évacuation des produits et de la dépollution complète du site.
Seul le coût de l’évacuation des produits dangereux s’élèverait déjà à plus de 430 000 €.
Selon le mandataire judiciaire de l’entreprise, celle-ci n’a pas les moyens financiers disponibles.
Les associations montrent aujourd’hui du doigt le groupe Aurea, longtemps actionnaire majoritaire chez Recycarbo, «Aurea doit mettre le site de Recycarbo en sécurité et le dépolluer», «cette entreprise a laissé sur le site de Laroque d'Olmes 5000 m3 de produits pollués et dangereux dont 100 m3 de glycol. Dès le 7 octobre 2011, un arrêté de la préfecture de l'Ariège demandait la mise en sécurité du site.
Le 20 mars 2012, un autre arrêté préfectoral demandait au liquidateur judiciaire de provisionner 431 605 € pour mettre ce site en sécurité.
Depuis, rien n'a été fait. Le liquidateur judiciaire affirme que la société «Recycarbo» ne possède pas cette somme et qu'il fait appel à l' ADEME, donc à l'argent public, pour cette sécurisation»
Elles trouvent aujourd’hui «inadmissible» de «vouloir faire peser l’effort sur la collectivité donc sur les contribuables», ajoutant «nous pensons que les victimes ne doivent pas être les payeurs quand les responsables ne sont pas inquiétés»
Une enquête du liquidateur judiciaire est actuellement en cours pour déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier.
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«Recycarbo»: des produits dangereux encore sur le site de Laroque d'Olmes
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