En cette fin d’après-midi de mardi, on ne savait toujours pas exactement quelle allait être la solution finalement choisie par le Collectif «Allantvers» qui «squatte» un immeuble déclaré insalubre de la rue de la République en plein cœur de Saint-Girons.
Joint par téléphone, le directeur général des services de la ville de Saint-Girons, Philippe Jusiak le reconnait: «nous n’en savons rien»
Dans ce contexte, il convient alors de se retrancher derrière la loi, «l’autorité de la chose jugée»
Le délai donné aux squatteurs pour quitter les lieux de leur propre chef a été fixé au 11 août.
Cette date tombant un week-end, la date du 13, lundi donc, a été déterminée. C’est un huissier dépêché par la justice qui a notifié l’ordonnance du juge.
C’est à cet huissier (en l’occurrence Maître Pujol basé à Saint-Girons) qu’il revient de droit, passé le délai du 13 août, de convenir de la suite à donner au regard de l’évolution de la situation. Pour l’heure, Maître Pujol reste injoignable au téléphone.
Cependant de deux choses l’une. Soit à la date butoir le collectif a effectivement quitté les lieux et l’on se dirigera vers une solution à l’amiable de cette affaire.
Soit les membres d’«Allantvers» sont toujours sur les lieux et l’huissier décidera alors d’intervenir seul ou de faire appel aux forces de l’ordre pour les déloger.
Il devra pour ce faire saisir directement le préfet de l’Ariège qui tranchera en dernier ressort.
«Cette affaire concerne désormais la justice, s’agace Philippe Jusiak, et non pas la municipalité»
S’il admet qu’une réunion a bien eu lieu dernièrement avec les protagonistes à laquelle il a participé avec M. Tourné, mettant en avant le principe de l’égalité selon lequel «toute association est en mesure de déposer un projet», il rejette au nom des élus les conditions dans lesquelles se déroulent pour l’instant cette affaire.
«La municipalité est prête à étudier dans une ambiance sereine tout projet sérieux, reposant sur un document écrit et déposé par une entité normalement constituée, admet-il.
Pour autant, rajoute-t-il, cela ne se fera pas dans le contexte actuel, c’est à dire dans le cadre d’un coup de force s’apparentant à un bras de fer»
Dans ce cas de figure, la municipalité pose un préalable unique mais incontournable à toute discussion suivie et sérieuse avec les membres du collectif «que ceux-ci obéissent, au mieux à l’amiable, à la décision de justice prise et quittent les lieux»
Cette rue de la République porte finalement bien son nom et c’est «dans ce sens de la réciprocité et dans un climat redevenu serein» que la municipalité entend aller plus avant vers le collectif, qui pour l’heure selon M. Jusiak «tient des discours plutôt extrêmes et n’a pas de véritables interlocuteurs identifiés»
Hervé Soula, élu du Front de Gauche, présent lors de la réunion entre le collectif et les membres de l’équipe municipale, se pose lui plutôt dans un rôle de médiateur «nécessaire dans ce contexte» aux yeux de M. Jusiak, «faute de véritables interlocuteurs», mais n’est pas lui-même partie prenante du collectif.
Bref une affaire qui reste nébuleuse tout autant que le projet évoqué par le collectif mais dont l’épilogue, à l’amiable ou avec l’action des forces de l’ordre, est maintenant imminent.
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Saint-Girons: les squatteurs sommés de quitter les lieux
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