Dix-sept personnes interpellées dans le Sud - dont des figures connues du grand banditisme - étaient en garde à vue mardi à l'issue d'une opération de démantèlement d'une filière de stupéfiants au cours de laquelle une femme a été grièvement blessée, a-t-on appris mardi de source policière.
La femme, a priori non impliquée dans cette affaire, a été "accidentellement" blessée par balle à l'épaule lors d'une bousculade, dimanche, alors que l'un des suspects avait trouvé refuge chez elle dans le village de la Vernéa de Contes (Alpes-Maritimes), a précisé un policier.
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Marseille pour comprendre les circonstances de cette affaire, a-t-on appris auprès du parquet de Nice.
Le démantèlement de la filière internationale s'est déroulée sur trois jours et a conduit à l'interpellation de certaines "figures du grand banditisme azuréen", a indiqué la police.
A Pau (Pyrénées-Atlantiques), la police a d'abord interpellé samedi trois hommes, qui avaient fait une halte dans un hôtel de la région. 130 kg de résine de cannabis était dissimulés dans une de leurs voitures. L'un des hommes arrêtés, âgé de 39 ans, est considéré comme la cheville ouvrière du trafic international et était en fuite en Espagne depuis plus de dix ans, selon la police. Il faisait l'objet de deux mandats d'arrêt internationaux de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, qui s'occupe de criminalité organisée et de délinquance financière.
Dimanche et lundi, la police a ensuite procédé à des interpellations chez des "clients" dans les Alpes-Maritimes, qui écoulaient la drogue en prenant des commissions.
A la Vernéa de Contes, la police était précisément à la recherche d'un individu appartenant au grand banditisme azuréen, qui détenait des armes à son domicile. Ils sont tombés aussi sur son beau-frère, qui n'habitait pas le village, mais s'est réfugié chez la voisine qui a été blessée, a précisé la police.
La police s'est également intéressée à l'entourage des trafiquants, qui servaient de prête-noms pour blanchir l'argent de la drogue en investissant dans des bars et restaurants, en particulier dans le vieux Nice. Au total 19 personnes on été interpellées et 17 étaient toujours en garde à vue mardi matin a-t-on appris auprès de la police judiciaire de Nice, qui enquêtait depuis le début de l'année.
Elle agissait sur commission rogatoire d'un juge de la Jirs de Marseille, notamment sur des soupçons d'importation de stupéfiants en bande organisée, avoirs criminels, de blanchiment, d'association de malfaiteurs et non justification de ressources.
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