La cour d'assises du Val-de-Marne, qui juge depuis lundi Christophe Firmin pour le meurtre d'une jeune Martiniquaise en 2010, a finalement décidé mercredi après-midi de renvoyer le procès à une date ultérieure, après trois jours d'audience aux multiples rebondissements.
L'accusé attendra son nouveau procès, à une date non déterminée pour l'instant, en prison.
"Ca a été un vrai combat pour la vérité", a déclaré Me Alex Ursulet, avocat de la famille de la victime, pour qui "la fable que nous a racontée Christophe Firmin a trouvé ses limites. La vraie affaire commence maintenant".
Alors qu'il avait refusé mercredi matin une première demande de renvoi, le président de la cour Olivier Leurent a finalement décidé d'ajourner le procès "à une date ultérieure".
Cette décision fait suite à la demande des avocats de la famille de la victime, qui demandaient l'audition de deux nouveaux témoins, dont une femme qui était la petite amie de l'accusé au moment du meurtre, Alicia, convoquée au procès mais qui ne s'était pas présentée.
Mercredi matin, l'accusé avait affirmé, pour la première fois devant la justice, qu'il n'avait pas "agi seul". Mais "je ne peux pas en parler", avait-il ajouté, en se retournant plusieurs fois vers le fond de la salle.
Cette déclaration est intervenue après le témoignage d'une autre ex-compagne de l'accusé. Déjà interrogée mardi, elle a été rappelée mercredi matin à la barre par les avocats des parties civiles pour apporter des "éléments nouveaux".
Elle a notamment évoqué un coup de téléphone avec Christophe Firmin qui, depuis sa prison, lui aurait déjà fait cette confidence qu'il n'avait pas agi seul.
Jusque-là, le jeune homme avait reconnu le meurtre, sans toutefois donner de mobile.
Employée dans une agence de voyage, Patricia Cetout, une Martiniquaise de 27 ans, résidait en métropole depuis huit ans lorsqu'elle avait été retrouvée morte, étranglée dans son studio de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), en février 2010.
Rapidement, les enquêteurs avaient interpellé un de ses amis, Christophe Firmin, qui, après avoir nié, avouait avoir étranglé Patricia Cetout avec la ceinture d'un peignoir.
"Cette décision de renvoi est regrettable pour mon client", a déclaré l'avocat de M. Firmin, en dénonçant "la perversion du processus judiciaire".
De son côté, la famille de la victime a salué cette décision, espérant que toute la lumière puisse enfin être faite sur cette affaire.
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