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Les anciens salariés de la Sotap Carol donnent de la voix sous les fenêtres du mandataire liquidateur

© midinews 2013

Symboliquement, les anciens salariés de la Sotap Carol se sont donnés rendez-vous en début d’après-midi devant l’étude de maître Brenac à Foix, le mandataire liquidateur de l’entreprise textile ariégeoise.

«Nous n’occupons plus l’usine depuis lundi, c’est lui qui a désormais les clés et c’est notre employeur par défaut puisque c’est encore lui qui édite nos bulletins de salaire» explique Philippe Kerner, délégué du Personnel.

Si le ton est monté d’un cran, c’est que la situation n’a pas réellement bougé depuis la semaine dernière.

«On ne demandait pourtant pas la lune» précise Philippe Kernel, délégué du personnel.

Seule la SODIE a été retenue pour animer la cellule de reclassement, les trois autres exigences des ex-Sotap sont restées lettres mortes (mesures d’âge, prise en compte de la totalité de la complémentaire santé et 2 ou 3 mois de préavis sous forme d’indemnités de départ).

«En l’état actuel, ces 2 ou 3 mois ont abondé la CSP, nous continuons pourtant à exiger des indemnités de départ individuelles surtout depuis que nous avons mis au jour les suspicions qui planent sur la gestion de l’entreprise ces derniers temps. Nous serons d’ailleurs entendus par la cellule du Pôle financier de Toulouse dans les prochains jours»

«Il n’y a aucune avancée, on a l’impression que tous se renvoient la balle, les politiques attendent les résultats de l’enquête mais le temps de la justice n’est pas le même pour tout le monde. Nous resterons ici jusqu’à avoir des réponses et des engagements…

S’il y a liquidation c’est qu’il n’y a plus de trésorerie mais à un moment il y a eu de l’argent, les marchandises, les stocks ont bougé, beaucoup de choses prêtent à interrogation et tout n’est pas clair c’est pour cette raison que nous avons saisi la justice car nous ne voulons pas payer les pots cassés d’une gestion hasardeuse
»

Une délégation a été reçue par le mandataire liquidateur qui selon Philippe Kerner a «fourni des éclaircissements»
«Les AGS ont avancé les salaires et les indemnités de départ, dans la liquidation maître Brenac va rembourser les AGS, cela représente à peu près 2 M€ avec le paiement des indemnités et les salaires versés… bref si l’on veut des sous en plus il faut que ce soit l’Etat qui nous les donne, c’est pour cette raison que nous partons à la préfecture pour demander à voir le préfet»

La déception est à la mesure des attentes de ces salariés: «nous avons été trahis par une direction paternaliste et par les politiques qui nous ont menés en bateau… nous n’avons rien à perdre, il en va de notre avenir»

Laurence Cabrol | 17/04/2013 - 18:25 | Lu: 20605 fois

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