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Association Stop Autoroute Haute-Ariège: «on ne veut pas payer pour rentrer chez nous !»

© midinews 2013

Stop Autoroute Haute-Ariège (SAHA), c’est le nom donné à l’association basée sur la commune des Cabannes depuis janvier 2009.

Son objet: s’opposer à la mise en œuvre d’une autoroute à péage sur l’axe routier de la nationale 20 et se positionner pour l’aménagement de déviations sur les communes de Tarascon, Ussat, Sinsat et Ax-les-Thermes.

«Nous ne sommes pas pour l’immobilisme, ni même des farfelus, on veut simplement que ce qui était initialement prévu soit conservé» s’exprime Jean-Pierre Petitguillaume, secrétaire de l’association.

«A l’époque, on a pu mettre en échec la mise en place d’une autoroute et aujourd’hui avec l’étude de faisabilité de mise en concession commanditée par le Conseil général, nous avons peur que ça recommence» évoque Jean-Claude Marfaing, trésorier de SAHA.

A quelques jours du rendu de cette étude, beaucoup de citoyens s’interrogent sur les conclusions qu’elle mettra en exergue. «Les écrits récents du conseil général avec cette étude nous font redire que nous n’en voulons pas. On ne veut pas payer pour rentrer chez nous !» réaffirme Jean-Pierre Petitguillaume.

«Déjà parce que nous souhaitons préserver les espaces naturels et qu’un tel projet signifierait la création d’une voie parallèle gratuite qui nécessiterait un sacré massacre de la vallée» ajoute Franck Ferrer-Joly, président de l’association.

Une crainte: gérer le dossier entre élus sans réunion publique
L’association a depuis son existence demandé des rendez-vous à plusieurs élus et représentants de l’Etat. Ils ont été reçus et entendus par Michel Teychenney, alors député européen, Augustin Bonrepaux, président du Cconseil général, par la conseillère régionale Malika Kourdoughli ainsi que par les services de la préfecture.

«Nous sommes tous concernés parce que ce projet d’autoroute va défigurer le paysage et engendrera du bruit si le trafic s’accélère» craint Jean-Pierre Petitguillaume. «Nous ne sommes pas pour l’immobilisme mais pour que l’on respecte les conditions sur la mise en place des déviations» poursuit Franck Ferrer-Joly.

«Ce qui nous inquiète, c’est que l’on ne voudrait surtout pas que cette étude soit utilisée à des fins de mise en place d’une voirie payante. Augustin Bonrepaux s’est engagé à trouver des débouchés, et surtout à trouver une solution pour la déviation d’Ax-les-Thermes»

L’association espère avoir un droit de regard en tant que citoyen sur les prises de décision. Elle veut que son avis indépendant soit pris en compte. «Nous souhaitons pouvoir donner notre point de vue et notre appréciation sur ce dossier» explique Jean-Pierre Petitguillaume.

Avant de souligner: «ce qui me gêne, c’est que le dossier soit uniquement géré entre élus sans aucun retour public pour les administrés»

L’association tiendra son assemblée générale courant juin afin de faire le point sur la situation. Elle prévoit aussi au moins une action coup de poing afin de porter ses doléances devant le grand public.

Anne-Sophie Fontanet | 14/05/2013 - 18:54 | Lu: 25099 fois