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Projet médical de territoire: un outil pour faciliter les coopérations entre les cinq établissements de santé de l'Ariège

© midinews 2013

L’Ariège a été choisie par la fédération hospitalière régionale comme projet pilote pour le déploiement d’un projet médical de territoire qui pourrait ainsi permettre le déploiement sur d’autres territoires.

«La FHF a choisi l’Ariège pour deux raisons: c’est un département où la coopération est en pointe et à la fois où il n’y a pas d’établissement privé. Le résultat sera regardé avec beaucoup d’intérêt par les autres départements» explique Henri Nayrou, président de la fédération hospitalière régionale.

«Cela consiste à s’organiser entre hôpitaux pour mieux collaborer et permettre une offre de qualité à proximité de son domicile. Cela cherche aussi à éviter la fuite des patients notamment vers la Haute-Garonne. Notre idée est donc de mettre en place des filières de soins» précise Frédérique Thiennot, urgentiste et membre du comité directoire.

«La notoriété se gagne avec le temps, pour que les relations avec l’hôpital s’incarnent et se personnalisent, cela passe par de meilleures relations ville/hôpital»

«En Ariège, on a un double challenge avec un territoire peu peuplé et une circulation plus complexe. On ne pourra vaincre qu’en s’associant les uns les autres» ajoute Michel Pichan, président des médecins du CHAC.

«Le projet médical a trois ambitions: traduire la politique d’organisation de l’offre de soin sur chaque territoire, faciliter les coopérations entre les établissements, et faciliter la définition des parcours de soin des malades en leur permettant d’accéder par le biais de la médecine de ville aux bons établissements de recours pour les soins spécialisés sans oublier le recours régional qui est celui du CHU» développe Michel Thiriet, directeur du CHIVA et du CHPO.

37% de fuite en médecine chirurgie obstétrique
Les objectifs ariégeois via ces améliorations quantitatives et qualitatives ont aussi pour but d’abaisser indirectement le taux de fuite vers des établissements en dehors du département. Consolider la qualité de la prise en charge des patients du territoire et le plateau technique.

«L’enjeu est de continuer à recruter et intéresser les médecins spécialistes dans les hôpitaux» détaille Michel Thiriet. Cela passe forcément par un renforcement de l’attractivité médicale et paramédicale des cinq établissements de l’Ariège.

«Des équipes médicales plus étoffées, un éventail de spécialités plus large avec des délais d’attente plus faibles et une disponibilité de nos spécialistes dans nos hôpitaux plus grande par rapport aux demandes des généralistes. On ne pourra pas faire l’impasse sur un rapport plus étroit avec le médecin généraliste car c’est le premier adresseur de l’hôpital» appuie Michel Pichan.

«On doit faire en sorte qu’au bon moment dans des délais convenables, les patients puissent rencontrer un acteur de santé et que ce parcours coordonné facilite le rétablissement des personnes» souligne Michel Thiriet.

Pour l’instant, trois filières sont en cours d’élaboration (sur un total de douze): la cardiologie et la médecine vasculaire, la gynécologie obstétrique et la filière gériatrique.

Le comité de pilotage se réunira au terme de chaque finalisation de filière, en l’occurrence la prochaine réunion se tiendra en septembre.

Anne-Sophie Fontanet | 22/05/2013 - 18:20 | Lu: 20694 fois