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Ornolac/Ussat: des pare-blocs de 6 mètres de haut pour retenir d'éventuelles chutes de pierre sur la commune

© midinews 2013

L’histoire d’Ornolac a connu à travers le 20e siècle de nombreuses chutes de blocs assez spectaculaires provenant de la falaise du Clot de la Carbonnière, s’élevant en rive droite de l’Ariège.

La dernière en date, le 22 octobre 2011, a fini de convaincre les services de l’Etat de l’urgence à installer une nouvelle protection pour la commune. Ce jour-là, un bloc de plus d’un mètre cube s’abat sur une bâtisse du village près de l’hôtel du Parc.

Deux options sont alors possibles: détruire la bâtisse ou procéder à des travaux de sécurisation. Face à la présence d’une route départementale en contrebas, c’est évidemment vers la seconde option qu’ont penché les autorités, à la grande satisfaction de la municipalité.

«C’est un enjeu de sécurité publique et on ne pouvait pas se permettre de ne rien faire. La commune a un long passé en terme de protection contre les chutes de blocs. Et il faut savoir que le jour de 2011 où est tombé ce gros rocher, une dizaine ont tout de même été retenus par les filets de protection installés après des évènements similaires intervenus en 1966» rappelle Benoît Araud, maire d’Ornolac/Ussat les Bains.

Des écrans très performants capables de supporter 5000 kilojoules
Les travaux consistent à poser deux rangées de pare-blocs de 130 mètres chacune qui font 6 mètres de haut. Techniquement, les plus gros modèles existant sur le marché.

D’ailleurs c’est seulement le second site de France équipé de ce type de filet, le premier site se situant dans la région de Nice pour une utilisation similaire.

Le chantier est en cours de réalisation et a été confié à l’entreprise Can, spécialisée en maîtrise des risques. «C’est un chantier délicat qui nécessite beaucoup d’héliportages parce qu’il n’est pas accessible par les engins» précise Benoît Araud.

Un chantier spectaculaire et coûteux pour une si petite commune qui à l’énoncé de son montant a demandé l’aide de l’Etat et du Conseil général. 385 000 € au total dont 60% pris en charge par l’Etat, 20% par le Conseil général et les 20% restant par la commune.

«On a été amenés, compte-tenu du site, à choisir le filet qui était le mieux adapté, capable d’arrêter de gros volumes avec une énergie de l’ordre de 5000 kilojoules soit l’énergie équivalente à un camion de 16 tonnes qui roule à 90 km/h» détaille Didier Fertin, responsable territorial RTM Ariège.

Il s’agit donc d’un chantier important pour la commune et la sécurité qui devrait s’achever à la mi-juin, et qui aura duré 4 mois. Il aura nécessité depuis octobre 2011 un arrêté toujours en vigueur interdisant l’accès aux bâtisses endommagées et ce jusqu’à la fin des travaux.

Anne-Sophie Fontanet | 23/05/2013 - 12:19 | Lu: 18444 fois