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Ariège: une soirée avec une brigade d'intervention un peu particulière

© midinews 2013

Bipolaires, personnes alcoolisées, petits délinquants… tel est le quotidien de Frédéric, fonctionnaire à la Brigade Départementale de Surveillance Nocturne (BDSN), une brigade mise en place en 2009, d’abord à Foix puis à Pamiers.

Moins rigide qu’une BAC elle est constituée de deux officiers de police judiciaire en civil circulant dans une voiture banalisée.

Objectif: faire chuter la délinquance de proximité
«Les vols par effraction sur les commerces ont chuté de manière significative, ils ont permis la semaine dernière d’interpeller une équipe de voleurs de métaux qui venaient de mettre la main sur un impressionnant butin à la déchetterie de Saverdun ou encore d’arrêter en flagrant délit trois jeunes voleurs de voitures récidivistes…» se réjouit Michel Pagès, Directeur Départemental de la Sécurité Publique de l'Ariège.

Une brigade de terrain particulière qui travaille en relation avec les autres patrouilles «sérigraphiées»

«Dans ce travail et dans nos petites structures il faut faire preuve d’initiative et de polyvalence pour être efficace» indique le commissaire Pagès dont l’objectif est d’occuper 24h/24 le terrain.

Des équipes polyvalentes
L’équipe de la BDSN prend son service à 21h jusqu’à 5h10 du matin. A peine la prise de consignes effectuée que Frédéric et Sébastien partent en trombe, gyrophare et sirène en action sur une première intervention: «c’est un apéritif qui se termine mal, un homme violent a sorti un gourdin»

Police secours, surveillance discrète, jumelage, filature discrète, patrouilles au centre-ville, sur les zones industrielles… les hommes de la brigade ne savent jamais à l’avance sur quoi ils vont tomber et c’est ce qui fait aussi la saveur de ce métier.

«Aujourd’hui on est systématiquement appelés par les pompiers quand il y a un problème mais en temps qu’OPJ on est complètement autonomes, prendre une garde à vue ou tout aussi bien verbaliser pour un téléphone portable ou un feu grillé… on est partout où on ne nous attend pas»

Tapage nocturne, différend familial, violences, délits routiers, vols, délinquance de proximité… selon Frédéric, 80% des interventions sont liées à l’alcool.

La force de cette brigade urbaine réside également dans sa rapidité d’intervention: «on arrive en deux minutes sur la zone d’intervention. D’un jour à l’autre l’activité est très fluctuante, souvent liée aux conditions météo, à la pleine lune ou tout simplement à l’affaire que l’on suit.

La semaine dernière nous avons réalisé un flagrant délit, nous avons pris en filature un groupe de trois jeunes à 22h30 du centre-ville et les avons interpellés en action à 2h du matin au fin fond de Labarre
»

Des personnels à l’écoute pour une meilleure efficacité
Dans la police depuis vingt-cinq ans, Frédéric est revenu au pays après une expérience de plusieurs années à la BAC de Seine Saint Denis: «la consigne c’est de répondre à tous les appels même s’ils paraissent anodins, on ne sait jamais comment peuvent évoluer les choses… il faut être à l’écoute des gens, disponibles, assurer toutes les interventions… c’est notre travail !»

Après minuit c’est la tournée des boîtes de nuit à Pamiers: «nous y passons régulièrement le week-end mais c’est à l’heure de la fermeture que c’est le plus critique… dans l’ensemble c’est assez bien géré»

Ensuite la patrouille s’attarde en Zone Industrielle, un coup d’œil sur les grandes surfaces avant de revenir sur le centre-ville où tout semble bien tranquille pour un samedi soir. Le temps de s’arrêter boire un café au commissariat. Il est 2 heures du matin la nuit risque d’être encore longue pour l’équipe de la BDSN.

Laurence Cabrol | 11/06/2013 - 19:24 | Lu: 50241 fois