Moins d'un chômeur sur deux en emploi six mois après une formation
© AFP/Archives - Philippe Huguen
Six mois après la fin d'une formation, un demandeur d'emploi occupait en 2012 moins d'une fois sur deux un poste, selon une enquête annuelle publiée jeudi par Pôle emploi.
Dans les six mois suivant leur sortie de formation, près de 70% des chômeurs ont travaillé, mais au bout de six mois tous n'ont pas conservé leur emploi: 45,5% seulement étaient dans ce cas.
Le taux de retour à l'emploi des "sortants de formation" en mars 2012, qu'il s'agisse ou non d'une formation financée par Pôle emploi, a chuté de 4,6 points par rapport à l'étude menée il y a un an.
"Les reclassements s'avèrent plus difficiles" qu'en 2011, et "quand ils y parviennent les emplois trouvés sont moins souvent durables", note l'étude.
De manière générale, les hommes s'en tirent mieux que les femmes (50,3% sont en emploi six mois après, contre 39,9% des femmes), et les jeunes hommes davantage encore.
Entre 2011 et 2012, cet écart de retour à l'emploi entre hommes et femmes a quasi-doublé. Plus généralement, passé 30 ans, les difficultés sont croissantes, même si l'expérience professionnelle reste un atout pour se reclasser.
Selon le type de formation et le public auquel elle s'adresse, les niveaux de reclassements sont aussi très différents.
Ils sont, logiquement, plus élevés pour les dispositifs préalables à l'embauche pour lesquels les chômeurs sont formés pour un emploi précis, avec des taux d'environ 70% pour l'Action de formation préalable à l'embauche (AFPR) et la Préparation opérationnelle à l'emploi (POE) individuelle.
Le poids de ce type de formations, financées par Pôle emploi, diminue en 2012 au regard de l'ensemble des formations étudiées.
Les taux de reclassement des autres formations sont inférieurs au taux moyen de 45%. Dans le cas des POE collectives, il est de 31%. Les Action de formation conventionnée (AFC) et Aide individuelle à la formation (AIF), deux formations en augmentation, affichent elles des retours positifs dans respectivement 40,8% et 44,8% des cas.
Parmi ceux ayant retrouvé un emploi, la part d'emplois durables (CDI, CDD ou missions d'intérim d'au moins 6 mois, créations d'entreprises) chute en un an de 5 points, passant de 73,9% à 68,8%.
Les CDI représentaient en 2012 trois contrats sur dix, contre quatre en 2011.
Au final, neuf chômeurs sur dix ayant retrouvé un poste se déclarent satisfaits du nouvel emploi occupé.
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