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Le marché de l'automobile en Ariège suit la tendance nationale avec une baisse des ventes plus modérée

© midinews 2013

La dégringolade du marché national semble se poursuivre inexorablement.

Pour la sixième fois consécutive depuis le début de l'année, les immatriculations de voitures neuves ont baissé: on avait fini l’année 2012 avec une chute des immatriculations de 14%, la tendance se maintient fin juin à -11,2%.

Du côté du département de l’Ariège les immatriculations ont fléchi à 16% fin 2012 et actuellement on enregistre une baisse plus modérée de 9% pour les voitures neuves.

Pas de quoi être euphorique mais le secteur veut croire que le pire est passé et que l’on va peut-être commencer à voir le bout du tunnel.

Encore des difficultés sur le marché du neuf
«La période est compliquée pour tout le monde» avoue Franck Stival, président départemental du Centre National des professionnels de l’Automobile (CNPA).

En effet l’année écoulée a subi de plein fouet le contrecoup de la fin de la prime à la casse (qui avait permis de financer 600 000 voitures neuves) et encaissé des problèmes conjoncturels liés à la baisse du pouvoir d’achat des ménages (l’achat d’une voiture est reculé le plus tard possible).

2012, annus horribilis pour le marché de l’automobile où l’on a même enregistré la fermeture de certaines concessions et la disparition pure et simple de professionnels de la réparation.

Un marché de l’occasion en légère progression en Ariège
Le marché de l’occasion arrive à tirer son épingle du jeu. En France il représente 2,2 millions avec un recul de -1,17%. «L’an passé, ce marché est resté assez stable au niveau national et nous avons enregistré en Ariège une progression de +6%» estime Franck Stival.

«Ce sont essentiellement des transactions entre particuliers, avec une augmentation des véhicules de plus de 5 ans, des véhicules que les professionnels ne touchent pas pour des problèmes de garantie. Par contre nous avons ensuite des retours pour des questions de litiges entre particuliers et d’importantes réparations à faire»

Logiquement, quand on vend moins de véhicules neufs, on fait moins de service après-vente, moins d’entretien. «Dans les années 95, on a pris conscience de la partie écologique et le progrès technologique aidant, on pouvait rallonger les intervalles entre deux révisions. Aujourd’hui on assiste à une augmentation des réparations, les gens attendent beaucoup plus avant de se lancer dans des réparations lourdes» souligne le président départemental du CNPA.

Une nécessaire anticipation
Concernant la gestion des stocks, les constructeurs ont anticipé les tendances du marché: le groupe Fiat, Ford, Opel, Samsung est passé en dessous du marché, aux alentours de -15, et le trio de tête français (Citroën, Peugeot, Renault) oscille entre +0 ou -3.

Par contre des marques comme Toyota, Kia, Nissan, Volkswagen prennent des parts de marché. Les raisons de ces écarts entre les constructeurs: «tout cela est dû à la politique de l’entreprise qui a un impact considérable sur le marché, explique Franck Stival. Pour Nissan ou Volkswagen c’est le renouvellement des produits doublé d’un marketing agressif et une politique de développement durable qui arrivent à doper les ventes.

Les trois Français s’en sortent honorablement. Concernant Fiat ou Opel, il y a peu de nouveautés, un réseau de distributeurs fragile donc des résultats mitigés
»

Au niveau du département, les emplois sont plutôt stables. «Certains professionnels cherchent à faire baisser les frais de structure en amenant la polyvalence dans leurs équipes. D’autres réfléchissent à une gestion multimarque en back-office pour optimiser les coûts d’exploitation»

Les professionnels préparent la rentrée de septembre
Selon Jean-Marc Bonin, délégué régional du CNPA, la rentrée devrait être hyperactive avec la présence des constructeurs sur tous les médias: «à cette époque de l’année , il y a de nouveaux produits et des opérations commerciales… une rentrée musclée qui devrait se traduire par une croissance du marché automobile.

190.000 voitures neuves immatriculées au mois de juin, le marché automobile français a connu une nouvelle baisse de 9% et cela correspond au niveau le plus bas des ventes depuis 2001… on ne peut pas aller plus bas, aussi on espère à la rentrée, selon le terme des économistes, un rebond technique
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Laurence Cabrol | 10/07/2013 - 18:00 | Lu: 9533 fois