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Elections européennes 2014: pour Louis Aliot (FN), «Les Français devraient s'intéresser à l'Europe justement parce qu'ils la critiquent»

En photo de gauche à droite, Joëlle Mélin (2ème liste FN Sud-Ouest) et Louis Aliot (tête de liste FN Sud-Ouest)
© midinews 2014

C’est au cours d’une conférence de presse organisée lundi à Foix que Louis Aliot a choisi de lancer la campagne électorale ariégeoise du Front National en vue des échéances européennes.

La tête de liste Grand Sud Ouest du parti de Marine Le Pen aime à revenir sur cette terre ariégeoise qui l’a vu naître. D’ailleurs, en présence de deux d’entre eux, il n’a pas manqué de saluer les premiers élus Front National de l’Ariège «qui donnent confiance en l’avenir, notamment en prévision des cantonales et des régionales»*

Mais lundi, ce sont bien les élections européennes qui occupaient Louis Aliot.

Les sondages sont bons pour le FN. Etes-vous optimiste?

«Les enquêtes d’opinion nous créditent effectivement de scores flatteurs. Mais restons modestes et prudents. Les sondages aux municipales se sont beaucoup trompés… Je pense néanmoins que nous aurons entre 15 et 20 députés au Parlement européen ce qui nous permettra de disposer d’un groupe avec des élus d’autres pays. Cela nous permettra de travailler à la réorientation des politiques européennes.

On voit bien que l’Europe est un sujet de préoccupation majeure pour les Français. C’est donc le moment idéal pour en débattre. Nous sommes des eurosceptiques convaincus. Nous voulons changer cette Europe, nous ne voulons plus de ce modèle
»

Comment conduirez-vous cette campagne électorale?

«Nous avons bâti notre campagne sur une tournée dans les dix-huit départements de la région Sud-Ouest et sur un grand meeting symbolique à Béziers le 9 mai, en présence de Marine Le Pen. Nous allons également diffuser un document dans l’ensemble des foyers de la circonscription pour tenter de mobiliser les électeurs»
Il faut se pincer pour se rendre compte des énormités qui sont décidées au niveau européenMobiliser les électeurs ne sera pas chose aisée tant les Français se désintéressent traditionnellement de ce scrutin…

«Oui, les Français critiquent l’Europe et s’en désintéressent alors qu’ils devraient s’y intéresser justement parce qu’il la critiquent. Ce n’est que de cette façon qu’ils pourront faire changer les choses. Aujourd’hui, il faut se pincer pour se rendre compte des énormités qui sont décidées au niveau européen sans la moindre consultation des peuples. Cela ne peut plus durer!»

Dans votre programme, vous proposez notamment de sortir de l’euro. Y croyez-vous vraiment?

«Mais bien sûr! D’ailleurs, cette proposition commence à rallier de plus en plus de soutiens, notamment de la part d’économistes renommés. Nous proposons plutôt une monnaie commune qu’une monnaie unique. Cela a fonctionné par le passé. Aujourd’hui, l’euro est clairement devenu un boulet et n’est plus du tout un atout»

Vous évoquiez une vingtaine d’élus. Comment comptez-vous travailler une fois au Parlement?

«Nous travaillerons directement avec tous les élus des autres pays européens qui ne veulent plus de diktats de l’Europe, qui refusent désormais ces règles édictées sans aucune consultation des peuples, ces règles qui sont le fruit de collusion entre l’UMP et le PS, entre la droite et la gauche comme nous l’avons vu trop fréquemment»

*Suite aux élections municipales, l’Ariège compte désormais deux conseillers frontistes à Pamiers et trois à La Tour du Crieu.

CP | 05/05/2014 - 19:38 | Lu: 27008 fois

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