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Elections européennes 2014: pour Eric Andrieu (PS), «nous avons la prétention de porter un véritable projet de relance et de croissance»

© midinews 2014

D’ores et déjà présenté par les pronostiqueurs comme le grand perdant de l’élection européenne de dimanche, le Parti Socialiste, allié pour la circonstance au Parti Radical de Gauche, n’en mène pas moins une campagne de proximité dans l’espoir d’inverser la tendance.

Dans le sillage de Kamel Chibli, l’Ariégeois 6ème colistier de la liste conduite par la Radicale Virginie Rozières, le PS a mobilisé ses troupes mercredi au cours d’une journée marathon ponctuée par une réunion publique organisée à Foix, en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et proche du Président de la République (nous y reviendrons dans notre prochaine édition).

La guest star gouvernementale suffira-t-elle à redonner des couleurs au parti «rose»? Une question que ne veulent pas se poser les candidats.

«Nous sommes inquiets, mais pas par rapport à nous mêmes, davantage pour la démocratie et le devenir de l’Union Européenne, indique Eric Andrieu, n°2 de la liste PS-PRG.

Aujourd’hui, sur les vingt-huit Etats membres nous savons que la majorité va se jouer à quelques sièges, à quatre ou cinq peut-être. Le défi que nous nous sommes fixés est de faire élire au moins trois députés de notre liste dans cette circonscription pour participer à cette majorité européenne susceptible de permettre l’élection de Martin Schulz. L’enjeu est majeur»
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«Nous avons la prétention de porter un véritable projet de relance et de croissance à l’échelle européenne, en permettant à la BCE d’accompagner la croissance, en réglant la question du revenu minimum européen ou encore en harmonisant la politique fiscale… Si on veut réenchanter l’Europe, il faut donner de la lisibilité et de vraies perspectives à l’Europe. Nous ne règlerons rien à l’échelle des nations»

Kamel Chibli ne dit pas autre chose, lui qui a arpenté la terre ariégeoise pour porter la (bonne) parole européenne.

«J’ai considéré qu’il fallait mener cette campagne de front, explique le Lavelanétien. J’ai considéré qu’il fallait parler aux citoyens, faire face aux questions et même aux critiques.

Dans le discours, je me suis attaché à expliquer à quel point l’Europe était présente dans le quotidien des Ariégeois. Oui, l’Europe est en capacité de modifier leur quotidien. C’est le message que j’ai voulu faire passer jusque dans les plus petits villages
»

Dimanche soir, il saura si le message est passé.

CP | 21/05/2014 - 19:22 | Lu: 28449 fois

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