Traite d'êtres humains: 4 à 7 ans de prison

© AFP/Archives - Bertrand Langlois
Des peines allant de quatre à sept ans de prison ont été infligées mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille à six membres d'une famille de ferrailleurs roms accusés d'avoir forcé à la mendicité et à la prostitution sept de leurs compatriotes bulgares.
Au terme d'une demi-heure de délibéré, le chef du clan, Yordan Hristov, 46 ans, a été condamné à sept années de prison, avec maintien en détention. Une peine conforme aux réquisitions prises par le procureur en début de matinée.
Le tribunal a également prononcé la condamnation d'Uzelem, la femme de Yordan, à cinq ans de détention.
Des peines de six ans (un an de plus que les réquisitions) ont été infligées au fils Stefan, et de quatre ans au fils Ivan qui gérait l'activité d'une jeune prostituée rencontrée en Bulgarie, tout en se prostituant lui-même.
C'est la plainte de cette jeune femme, en juin 2013, qui avait mis un terme aux affaires de la famille, finalement interpellée en juillet 2013 dans un camp de Marseille où elle vivait ainsi que ses victimes.
Les six prévenus sont incarcérés depuis, et le tribunal a décidé mercredi leur maintien en détention, suivant la demande du procureur. Il a aussi prononcé leur interdiction définitive du territoire français et la confiscation des avoirs saisis.
Vasilka Hristov, belle-fille du chef, et Gergana, une de ses belles-soeurs, ont aussi été condamnées à quatre ans de prison.
Les six prévenus ont été reconnus coupables de l'ensemble des faits qui leur étaient reprochés - notamment la traite d'êtres humains - seule Vasilka étant partiellement relaxée sur les faits de proxénétisme aggravé.
"Je requiers des peines exemplaires car elles doivent être dissuasives", avait dit le procureur Arnaud Faugère dans son réquisitoire mercredi matin. "La patrie des droits de l'Homme ne peut tolérer l'exploitation des plus faibles, l'Europe ne peut pas être un espace de commerce des êtres humains".
Mardi, deux mendiants et la jeune prostituée étaient venus témoigner de leur calvaire à la barre, racontant les maigres gains confisqués, les coups. Les prévenus avaient rejeté ces accusations, préférant parler de "vie en communauté".
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