Manifestation pro-Gaza interdite à Paris: 19 personnes toujours en garde à vue
Des manifestants contre l'offensive israélienne à Gaza dans le quartier de Barbès-Rochechouart à Paris affrontent les forces de l'ordre le 19 juillet 2014© AFP - Jacques Demarthon
Dix-neuf personnes se trouvaient toujours en garde à vue dimanche matin, notamment pour violences sur forces de l'ordre, au lendemain de la manifestation parisienne en soutien aux Palestiniens qui avait été interdite par les autorités, a-t-on appris de source judiciaire.
En tout, 44 personnes ont été interpellées samedi durant les violences qui ont émaillé ce rassemblement dans le nord de la capitale, dont les derniers stigmates - verre brisé et résidus de feux de poubelle - étaient effacés dimanche matin par les services de nettoyage de la ville de Paris. Dix-sept policiers et gendarmes ont été blessés.
Selon la source judiciaire, les 19 personnes placées en garde à vue sont soupçonnées de violences aggravées (en réunion ou avec arme) sur personne dépositaire de l'autorité publique, outrages, rébellion, dégradations aggravées ou encore participation à un attroupement.
Plusieurs milliers de sympathisants propalestiniens ont bravé l'interdiction de manifester samedi à Paris où le rassemblement a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre pendant plusieurs heures.
Après des incidents en marge d'une précédente manifestation propalestinienne dimanche dernier à Paris, cinq personnes avaient déjà été renvoyées en correctionnelle pour violences sur les forces de l'ordre ou rébellion.
L'une d'entre elles, un jeune homme de 23 ans, avait été jugée en comparution immédiate mardi. Il a été relaxé des faits de violence sur les forces de l'ordre mais condamné à quatre mois de prison ferme pour rébellion lors d'un contrôle de police qui a dégénéré alors qu'il rentrait de la manifestation.
Le jeune homme a été incarcéré dans la foulée. Son avocat, Nicolas Putman, a indiqué samedi à l'AFP qu'il comptait faire appel et demander sa remise en liberté.
A Barbès, dimanche matin, des banderoles "Free Palestine" ou "ISRA HELL trinquera" restaient accrochées à un immeuble en construction à quelques mètres d'une cabine téléphonique explosée, dont le verre brisé était en cours de ramassage.
Des éboueurs dégageaient les restes de palettes brûlées devant une boutique de chaussures de sport dont les vitrines en partie brisées ont été renforcées avec des planches en bois.
Les centaines de pierres recouvrant la chaussée et les carcasses de deux camionnettes brûlées de la RATP qui gisaient la veille au soir ont été retirées dans la nuit.
"C'est n'importe quoi", s'énerve un commerçant propriétaire de plusieurs boutiques dans le quartier quand on évoque les incidents de la veille. "C'était la guerre, en plein Paris, dans la ville qui accueille le plus touristes dans le monde".
"Pourquoi il n'y a pas un ministre ici ce matin pour dire que les types qui ont tout cassé vont aller en prison?", se demande ce commerçant dans une des ses boutiques de téléphonie mobile du carrefour Barbès.
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