Jihadisme: un jeune interpellé à Nice de retour des "zones de combat" via la Turquie
© AFP/Archives - Philippe Huguen
Un jeune majeur a été interpellé vendredi à l'aéroport de Nice en provenance de Turquie, alors qu'il revenait des "zones de combat" en Irak ou en Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier.
Agé de "moins de 20 ans", le jeune homme de nationalité française faisait l'objet d'un signalement et a été arrêté par la police aux frontières à son arrivée sur le sol français, a-t-on précisé de même source.
Il devrait être entendu par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
"Une arrestation qui témoigne de la détermination du ministère de l'Intérieur et de la justice française à tout mettre en oeuvre pour assurer la protection de nos concitoyens dans un contexte où le risque est important", a indiqué vendredi soir le ministre de l'Intérieur, à l'issue d'une visite en Turquie.
Bernard Cazeneuve a précisé à la presse française que le jeune homme "faisait l'objet d'un signalement et d'un mandat d'arrêt" et que par conséquent "judiciairement les conditions étaient réunies pour l'arrêter".
Le retour rocambolesque de trois jihadistes présumés, dont le beau-frère de Mohamed Merah, attendus pour être arrêtés à Orly mais finalement arrivés sans encombre à Marseille, avait mis le gouvernement en début de semaine dans l'embarras, d'autant que des sources au ministère de l'Intérieur avaient confirmé leur arrestation alors que celle-ci n'avait pas eu lieu.
De nombreux observateurs avaient déploré un inquiétant fiasco, alors que la menace terroriste s'est accrue ces derniers jours avec l'appel au meurtre de Français par l'organisation jihadiste État islamique (EI) et l'exécution du Français Hervé Gourdel en Algérie par un groupe lié à l'EI.
Les trois hommes, qui s'étaient rendus à la gendarmerie mercredi, ont vu vendredi leur garde à vue prolongée. Ils sont interrogés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte depuis septembre 2013 sur une cellule jihadiste opérant dans le Sud-Ouest, notamment à Toulouse et Albi.
Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en "augmentation de 74% en huit mois".
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