La condamnation de Marc Francelet à deux ans avec sursis confirmée en appel
© AFP/Archives - Miguel Medina
La cour d'appel de Paris a confirmé lundi la condamnation du journaliste-lobbyiste Marc Francelet à deux ans de prison avec sursis et 100.000 euros d'amende, pour escroquerie aux assurances chômage et pour avoir illégalement bénéficié d'argent tiré sur les comptes de sociétés.
Sa condamnation à verser 63.924 euros de dommages et intérêts à Pôle Emploi, montant des indemnités chômage qu'il a été reconnu coupable d'avoir indûment perçues entre 2003 et 2004, a elle aussi été confirmée.
Lors du procès en appel le 15 septembre, l'avocat général avait demandé à la cour de confirmer la peine d'emprisonnement avec sursis, mais de porter à 300.000 euros son amende.
Âgé de 67 ans, Marc Francelet avait contesté l'ensemble des infractions qui lui sont reprochées et s'était défendu avec hargne d'avoir escroqué l'assurance chômage, qualifiant cette accusation d'infamante.
Sont en cause de fausses fiches de paie du temps où il travaillait comme chargé de relations publiques d'une entreprise de négoce de montres et de bijoux. Il bénéficiait du chômage tout en percevant de l'argent de ses activités en Jordanie et en Irak.
Il avait également été condamné en première instance pour des recels d'abus de biens sociaux ou d'abus de confiance, pour avoir perçu près d'1,7 million d'euros, pour la plupart des "prêts", selon lui, qui ont pour partie été remboursés, selon son avocat. La cour d'appel l'a relaxé pour les faits en lien avec l'une des sociétés en cause.
Neuf prévenus avaient été jugés à ses côtés au premier procès. L'un d'eux a été condamné à 10.000 euros d'amende, les autres à des peines de prison avec sursis allant de 3 à 18 mois.
Entrepreneurs pour la plupart, ils ont été condamnés pour avoir versé de l'argent à Marc Francelet sur le compte de leurs sociétés.
Deux avaient fait appel. L'un d'eux est décédé depuis. L'autre, un joaillier condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, a vu sa peine réduite de moitié en appel.
Photographe pour Paris-Match à 17 ans, Marc Francelet, proche de Johnny Hallyday, Françoise Sagan ou Jean-Paul Belmondo, a fait carrière en tant que "lobbyiste", mettant à profit son épais carnet d'adresses, ce qui lui a valu le surnom de "Marco les bons tuyaux".
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