Cinq esthéticiennes condamnées pour des épilations par lumière pulsée

© AFP/Archives - Valery Hache
Cinq esthéticiennes, poursuivies par des médecins pour "exercice illégal de la médecine" parce qu'elles pratiquaient des épilations par lumière pulsée, ont été condamnées lundi à Lorient à la confiscation de leur matériel.
Les esthéticiennes, qui devront verser un euro à chacun des six plaignants pour le préjudice subi, se verront confisquer leur matériel, d'un montant de près de 40.000 euros "en nature ou en valeur ", a jugé le tribunal correctionnel de Lorient.
La substitut du procureur avait requis une peine d'amende avec sursis de 5.000 euros, assortie de la confiscation du matériel en cause, lors de l'audience qui s'était tenue le 6 octobre.
Les plaignants, cinq médecins spécialisés en esthétique ainsi que la Fédération syndicale de médecine esthétique, reprochaient aux esthéticiennes d'effectuer des épilations selon la technique de lumière intense pulsée (IPL). Selon un arrêté de 1962, "tout mode d'épilation est un acte médical, sauf l'épilation à la pince ou à la cire".
L'avocat des plaignants, Me Karim More, avait expliqué lors de l'audience que le recours aux rayonnements de cette "lampe flash" ne "pouvait faire l'économie d'un diagnostic médical préalable de la peau". Une contre-indication peut ainsi être soulevée en cas de mélanome, de tatouage ou de forte pigmentation, afin d'éviter "tout risque de brûlure", avait-il plaidé.
L'avocat des esthéticiennes, Me David Simhon avait argué que la technique "ne présentait aucun danger pour la santé humaine" et rappelé que la formation suivie par les utilisatrices de ces machines à épiler avait fait l'objet d'une attestation délivrée par un médecin.
Selon Me More, des procédures similaires sont en cours à Nantes et Quimper.
Le 11 mars, le tribunal correctionnel d'Orléans avait condamné trois instituts de beauté pour les mêmes faits à une amende avec sursis de 2.000 euros, assortie de 1.000 euros de dommages et intérêts. D'autres tribunaux ont jugé que l'épilation par lumière pulsée n'était pas réservée aux médecins.
dans la même rubrique
- Bretagne: le long combat judiciaire de salariés de l'agroalimentaire malades des pesticides
- Près d'Arcachon, une start-up relance la tradition du cuir de poisson
- Un an après, l'affaire Bygmalion reste un problème pour Sarkozy
- ND-des-Landes: les opposants fixés vendredi sur leurs recours environnementaux
- Affaire Bygmalion: soupçons sur la signature de l'ancien trésorier de l'UMP
- Projet d'attentat: les 3 jeunes hommes vont être présentés à un juge d'instruction
- "Entre 22.000 et 25.000" éleveurs au bord du dépôt de bilan, selon Le Foll
- Radio France: Gallet envisage bien un plan de départs volontaires de 350 personnes
- L'Assemblée retouche le projet de loi sur l'actualisation du droit de l'outremer
- Projet d'attentat: les éditorialistes partagés sur la réaction de Hollande
- Sécheresse: l'inquiétude grandit dans le Centre-Est
- Les musulmans fêteront vendredi la fin du ramadan dans l'unité
- Le Parlement a adopté définitivement le dernier volet de la réforme territoriale
- Le concours exceptionnel des instits fait le plein dans l'académie de Créteil
- Canicule du début de l'été: 700 décès supplémentaires mais impact "limité"
- Attentat déjoué: feu nourri de critiques sur la communication de Hollande




