Un millier de partisans de l'euthanasie manifestent à Paris
© AFP - Jacques Demarthon
Un millier de personnes se sont rassemblées samedi à Paris à l'appel de la principale organisation pro-euthanasie française, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), pour appeler les politiques à respecter leurs engagements sur la fin de vie.
Cette réunion, à laquelle ont participé des responsables du Parti radical de gauche (PRG), d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et du Parti socialiste (PS), dont la maire de Paris Anne Hidalgo, visait à "interpeller les politiques, notamment de gauche", pour qu'ils tiennent leurs engagements de campagne, a expliqué à l'AFP le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero. L'association entend leur dire "aujourd'hui, il est temps de tenir vos promesses", a-t-il ajouté.
"En démocratie, on ne peut pas faire des promesses aux gens et ne pas les tenir", a-t-il souligné, faisant référence notamment à un engagement pris par François Hollande durant sa campagne présidentielle.
Dans sa proposition 21, le candidat socialiste préconisait que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".
L'ADMD, qui revendique 60.000 adhérents, "veut une loi qui demande à la fois l'accès universel aux soins palliatifs, et la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté", a rappelé M. Romero. Actuellement, "l'acharnement thérapeutique continue, les euthanasies illégales continuent d'une manière dramatique", a-t-il affirmé.
Mme Hidalgo a rappelé son engagement pour le droit de mourir dans la dignité et a appelé l'Assemblée nationale à respecter l'engagement 21 de M. Hollande. Le droit de mourir dans la dignité est "un progrès vers l'égalité républicaine et il faut entendre les citoyens", a-t-elle dit.
Cette réunion s'est tenue deux jours après le rejet par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi écologiste autorisant le suicide assisté et l'euthanasie dans certains cas, et quelques semaines avant l'examen, en mars, d'un texte PS-UMP plus prudent, ayant les faveurs du gouvernement. Allant au-delà de la législation actuelle, ce texte instaure le droit à une "sédation profonde et continue" jusqu'à la mort pour des malades incurables.
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