Référendum grec: Sarkozy estime que "si c'est oui, Tsipras est obligé de partir"

© AFP - GUILLAUME SOUVANT
Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a affirmé samedi en Sologne que si les Grecs répondaient "oui" au référendum organisé dimanche sur le plan d'aide européen à leur pays, alors leur Premier ministre Alexis Tsipras devrait "partir".
Lors d'un discours de plus de quarante minutes à la Fête de la Violette, organisée pour la troisième année consécutive à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher), l'ex-chef de l'Etat a également reproché à François Hollande et son gouvernement de n'avoir "ni plan A ni plan B" sur cette question.
"M. Hollande dit +il faut chercher des compromis+. Certes, mais pas avec n'importe qui et pas n'importe quel compromis", a-t-il insisté.
Selon lui, "M. Tsipras s'est mis dans une situation impossible. Si le peuple grec dit oui au plan que propose l'Europe, Tsipras est obligé de partir. Si les Grecs disent non, Tsipras ne peut plus négocier, parce qu'alors, il reviendrait négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui d'avant le référendum".
"Avec Mme Merkel, nous avons tout fait pour que la Grèce ne sombre pas", a également affirmé M. Sarkozy, en référence à son quinquennat.
"Le fait nouveau, c'est que la Grèce s'est dotée d'un Premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs, qui n'assume aucune des responsabilités qui devraient être celles d'un Premier ministre d'un grand pays d'Europe, qui dit aux créanciers qu'il en a peu à faire de ce qu'ils pensent", a-t-il déploré.
"Moi je veux dire au Premier ministre grec, +prenez garde Monsieur, parce que les créanciers, ce sont les contribuables français, les contribuables européens. Ils ont joué la règle de la solidarité avec leurs frères européens, vous n'avez pas le droit de les insulter, vous n'avez pas le droit de fuir les responsabilités qui sont les vôtres+".
"Quand M. Tsipras a été élu, d'abord, qui s'est réjoui en France? M. Mélenchon, Mme Le Pen!", a-t-il ajouté, pointant "l'invraisemblable complaisance médiatique dont bénéficie ce gouvernement grec, composé de ministres d'extrême gauche alliés à des ministres d'extrême droite".
"Et qui a reçu le Premier ministre d'un gouvernement composé de l'extrême gauche et de l'extrême droite? M. François Hollande", a-t-il également dit.
"C'était en janvier dernier. Depuis, M. Tspiras a multiplié les provocations, les mensonges, les promesses qu'il savait ne pouvoir tenir. Son ministre de la Défense, membre du parti d'extrême droite qui partage tant avec Mme Le Pen, puisqu'elle le revendique comme un ami a dit : +si l'Europe ne paie pas, nous déferlerons et nous laisserons déferler au travers de notre frontière avec la Turquie des hordes d'irréguliers y compris, précise-t-il, des jihadistes+."
"Quand un ministre dit cela, le devoir des républicains et des démocrates que nous sommes en Europe, c'est d'arrêter toute discussion tant que des excuses n'ont pas été présentées", a-t-il asséné.
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