Metz attend toujours les emplois annoncés par Hollande après la fin d'Ecomouv'

© AFP/Archives - Bertrand Langlois
L'agglomération de Metz ne voit toujours pas la couleur des "100 à 150 emplois" annoncés par François Hollande pour combler la disparition de la société Ecomouv' après l'abandon de l'écotaxe par le gouvernement, a déploré vendredi son président Jean-Luc Bohl.
"Des annonces c'est bien, mais du concret, c'est mieux", a commenté vendredi M. Bohl, interrogé par l'AFP, dénonçant des déclarations "à l'emporte-pièce" du chef de l'Etat.
Arvato, l'opérateur qui avait proposé de s'installer dans les anciens locaux d'Ecomouv', n'a pas été retenu au terme d'un appel d'offres de Pôle Emploi en vue de créer un centre d'appels, selon Jacques Stirn, syndicaliste CFDT Télécoms en Lorraine, confirmant une information du site spécialisé en-contact.com.
Au contraire d'Arvato, qui emploie quelque 500 personnes à Metz, les deux sociétés qui ont empoché le contrat, Webhelp et Tessi, ne sont pas présentes sur l'agglomération messine, a précisé à l'AFP M. Stirn.
"Le choix du prestataire n'était pas le plus important, la problématique c'était surtout de proposer des postes sur Metz, or à ce jour nous n'avons aucune garantie", s'est-il inquiété.
Toutefois selon Pôle Emploi, l'annonce du président fin mars, en marge d'un déplacement dans une usine PSA en Moselle, ne faisait pas référence à cet appel d'offres, qui était alors toujours en cours, mais à un autre contrat plus ancien, en partie confié à Arvato, portant sur la numérisation de données.
"On a confié de nouvelles activités à la société Arvato, c'était de la numérisation d'attestations d'employeurs, et effectivement, ça a engendré des recrutements" a indiqué vendredi à l'AFP un porte-parole de Pôle Emploi, sans toutefois pouvoir préciser leur ampleur.
Sollicité par l'AFP, Arvato n'était pas joignable dans l'immédiat vendredi.
"Arvato a une activité de vidéo-codage et ils ont été sollicités par Pôle Emploi dans ce cadre-là pour créer une trentaine d'emplois dans un premier temps, jusqu'à 60 à terme" sur leur site de Metz, a souligné Jean-Luc Bohl, pour lequel le compte n'y est pas.
Parmi les quelque 150 anciens salariés d'Ecomouv' licenciés à Metz, "moins de 20%" ont retrouvé du travail jusqu'à présent et leur reclassement "se présente extrêmement mal", selon M. Stirn.
Le centre opérationnel d'Ecomouv', société privée qui devait se charger de collecter l'écotaxe au niveau national, avait été implanté à Metz en compensation des restructurations militaires qui avaient durement affecté l'agglomération.
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