La famille de Vincent Lambert attendue à Reims pour une nouvelle procédure d'arrêt des traitements
© Famille de Vincent Lambert/AFP/Archives - -
La famille de Vincent Lambert était attendue mercredi au CHU de Reims, où il est hospitalisé et où doit être engagée une "nouvelle procédure d'arrêt des traitements" de ce patient tétraplégique en état végétatif.
Convoquée par l'équipe médicale pour une réunion d'information, la famille de Vincent Lambert, dont les membres se déchirent sur son sort, pourrait ainsi entrer dans une étape décisive dans cette affaire au long cours, qui a mis une fois de plus sur la place publique les questions de fin de vie.
François Lambert, neveu de Vincent, qui fait partie de ses proches en faveur d'un arrêt des traitements, espérait "un épilogue", "que le CHU dira que ça va se terminer bientôt et à quelle date".
A la sortie de son rendez-vous avec l'équipe médicale, le neveu a affirmé que l'équipe médicale souhaitait "tout reprendre depuis le début" même si elle "veut aller vers un arrêt des traitements".
Dans une lettre adressée à la famille de Vincent Lambert, l'équipe médicale indique son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins", conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme qui a validé le 5 juin l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.
La justice européenne avait alors confirmé l'avis du Conseil d'Etat qui estimait que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable.
Les parents de Vincent, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et soeurs ainsi que le neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH.
Pour Viviane Lambert, la mère de Vincent, il s'agit d'une "affaire politique": "On se sert de Vincent pour faire passer la loi sur l'euthanasie. Mais qu'on ne se serve pas de mon fils. (...) Il est hors de question que je baisse les bras. Qu'on me le donne si on ne veut plus s'occuper de lui", a-t-elle déclaré mercredi sur Europe 1.
Mercredi, à l'occasion de ce conseil de famille, le CHU de Reims devait tenter "de recueillir l'avis de chacun sur cette nouvelle procédure", "tout en tenant compte des constatations du Conseil d'Etat et de la Cour européenne", avait précisé l'équipe médicale dans son courrier.
"Si les parents ne sont pas entendus et si nous estimons que cette nouvelle procédure collégiale ne correspond pas aux droits fondamentaux de Vincent, nous saisirons le tribunal administratif", a d'ores et déjà prévenu Jean Paillot, l'avocat des parents du patient de 38 ans, ancien infirmier psychiatrique victime d'un accident de la route en 2008.
- Trois entretiens au cours de la journée -Les parents de Vincent Lambert pourraient ainsi relancer un marathon judiciaire débuté au printemps 2013.
En avril 2013, alors que le malade multipliait des comportements d'opposition aux soins "faisant suspecter un refus de vivre", les médecins avaient engagé un protocole de fin de vie en accord avec sa femme présente quotidiennement depuis l'accident et une partie de la famille, mais sans consulter explicitement les parents vivant dans le sud de la France.
Le 11 mai 2013, la mère de Vincent avait saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et obtenu du juge que les médecins reprennent l'accompagnement thérapeutique en rétablissant la nutrition artificielle du patient, qui avait été interrompue.
C'est probablement pour cette raison que l'hôpital a désiré entendre tous les proches de Vincent, avant de prendre une nouvelle décision, souhaitant limiter les motifs de contestation, au moins sur le plan de la forme.
Mercredi, lors de cette nouvelle étape, trois réunions étaient prévues entre les proches de Vincent et les médecins qui le suivent.
L'épouse de Vincent Lambert, Rachel, a été reçue par l'équipe médicale tôt dans la matinée, avant François Lambert, reçu avec sa mère à 11H00. Les parents de Vincent et ses 7 frères et soeurs divisés étaient attendus au CHU vers 14H00.
dans la même rubrique
- Sécurité routière: Cazeneuve va renforcer le "volet répressif"
- Sapin entend "maintenir le cap" sur la politique en faveur des entreprises
- A Bora Bora, l'eau douce devient rare et aussi précieuse que son lagon
- Porc: les éleveurs demandent moins de charges pour être plus compétitifs
- La rentrée universitaire toujours plus chère pour les étudiants
- L'économie française a stagné au 2e trimestre, selon une 1ère estimation
- Sapin confirme l'objectif de 1% de croissance en 2015
- "Tel Aviv sur Seine" et "Gaza Plage" ont cohabité sous haute surveillance
- Transition énergétique: le Conseil constitutionnel valide la loi
- Dialogue social: le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la loi Rebsamen
- Orages: levée de la vigilance orange dans six départements du nord
- Air France: la direction assigne le principal syndicat de pilotes au fond
- Les Français sont plus vigilants sur leur consommation d'alcool
- Porc à la cantine: pour l'instant les menus de substitution peuvent être supprimés
- Chiffre noir de la Sécurité routière en France: + 19% de morts en juillet
- Hausse préoccupante des noyades cet été, jeunes et plus de 65 ans les plus touchés




