Attentat déjoué: "Ne pas cacher la vérité aux Français", plaide Cazeneuve
© AFP/Archives - ALAIN JOCARD
Le ministre de l'Intérieur a justifié jeudi la communication du gouvernement sur un projet d'attentat déjoué, vivement critiquée par l'opposition, affirmant qu'on ne peut pas "cacher la vérité aux Français".
"Lorsqu'il y a des faits graves, il est du rôle du gouvernement d'en informer les Français. On ne peut pas cacher la vérité aux Français, c'est ce que souhaite le gouvernement, c'est ce que souhaitent le président de la République et le Premier ministre et nous le faisons, ce travail d'information, en très étroite relation avec l'autorité judiciaire et notamment le parquet", a assuré Bernard Cazeneuve, en déplacement à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise).
"Lorsque j'interviens sur ces sujets-là, c'est parce que c'est le moment de le faire et parce que la relation avec le parquet antiterroriste nous a permis d'articuler nos communications, parce qu'il faut que les informations soient précises, que chacun soit dans son rôle. Il est normal que le ministre de l'Intérieur rende compte de l'activité des services de renseignements", a-t-il souligné.
"Nous ne pouvons pas être dans la polémique car nous sommes concentrés sur l'essentiel (...), la protection des Français (...). L'information des Français doit être la règle en démocratie", a martelé le ministre.
François Hollande avait créé la surprise mercredi en révélant, en marge d'une visite d'État à Marseille, qu'un "acte terroriste" avait été "prévenu" cette semaine.
Au même moment, le Premier ministre Manuel Valls et la plupart des hauts responsables de la sécurité assistaient au pot de départ du préfet de police de Paris, Bernard Boucault, et une certaine surprise avait semblé accompagner l'annonce du chef de l'État.
L'ancien directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, directeur général des Républicains (LR, ex-UMP), a vivement dénoncé jeudi matin "une volonté d'appropriation politique, probablement pour masquer un certain nombre d'échecs du gouvernement".
Trois jeunes hommes, dont un ancien militaire, soupçonnés d'avoir projeté l'attaque d'un fort des Pyrénées-Orientales et la décapitation d'un officier au nom du jihad, étaient au quatrième jour de leur garde à vue, jeudi, entendus par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).
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