Les parents de Vincent Lambert portent plainte contre l'hôpital et les médecins

© AFP - FRANCOIS NASCIMBENI
Les parents de Vincent Lambert ont décidé de déposer plainte à l'encontre du CHU de Reims et de médecins, afin de faire pression pour que leur fils soit transféré dans un autre établissement, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat.
Cette décision intervient au lendemain de l'annonce d'un nouvelle procédure collégiale en vue d'une éventuelle décision d'arrêt des traitements par l'hôpital où est soigné Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif dont la famille se déchire quant à son sort.
Les parents de Vincent ont lancé mercredi un ultimatum à l'équipe médicale : elle avait jusqu'à jeudi midi pour "se récuser" et permettre le transfert de Vincent dans un autre établissement, autrement ils portaient plainte.
"Nous n'avons rien reçu et nous allons déposer la plainte pénale cet après-midi", a déclaré à l'AFP Jean Paillot, l'un des avocats des parents.
"Nous portons plainte contre le CHU en tant que personne morale, contre le docteur Kariger (ancien chef du service de soins palliatifs où est hospitalisé Vincent), le docteur Simon (son successeur) et le docteur Oportus (autre médecin du CHU) pour tentative d'assassinat et pour maltraitance", a expliqué Me Paillot.
L'hôpital n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter cette information.
Les parents de Vincent Lambert estiment notamment que leur fils devrait bénéficier des soins d'un kinésithérapeute.
"Cette procédure collégiale n'est qu'un habillage juridique d'une décision prise à l'avance", a par ailleurs estimé Me Paillot, qui estime qu'"il n'y a pas de discussion, pas de dialogue avec la famille".
"La plainte s'arrête le jour où Vincent est transféré", a conclu l'avocat : "le but, c'est que Vincent soit correctement pris en charge et correctement soigné".
Vincent Lambert, ancien infirmier psychiatrique de 38 ans, a été victime d'un accident de la route en 2008.
Dans une lettre adressée à la famille de Vincent Lambert, l'équipe médicale, qui a rencontré mercredi l'ensemble des proches de Vincent, a indiqué son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins", conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui a validé le 5 juin l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.
La justice européenne avait alors confirmé l'avis du Conseil d'Etat qui estimait que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable.
Ses parents, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et soeurs ainsi que son neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH.
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