Loi sur le dialogue social: accueil positif de la CFDT, la CGT mobilise contre

© AFP/Archives - Miguel Medina
La CFDT et la CFTC ont accueilli vendredi positivement le projet de loi sur le dialogue social, adopté jeudi par le Parlement, tandis que la CGT reste très critique et appelle à une journée d'action le 23 septembre pour "de nouveaux droits" pour les salariés.
Cette loi "instaure enfin le droit pour tous les salariés d'être représentés", s'est réjouie la CFDT dans un communiqué. "C'est une grande victoire pour la CFDT qui réclamait depuis longtemps ce droit pour les salariés des très petites entreprises (TPE)", ajoute-t-elle.
Pour la centrale de Laurent Berger, "la nouvelle organisation des informations-consultation et des négociations" ainsi que "le renforcement des administrateurs salariés" devraient permettre aux représentants syndicaux "de peser sur les décisions".
La CFDT accueille aussi favorablement "la reconnaissance des parcours des militants syndicaux".
Mais elle souligne que "la définition des moyens des élus du personnel est encore attendue". "La qualité du dialogue social ne peut s'accommoder d'une baisse des moyens des représentants du personnel", prévient-elle.
"La CFDT poursuivra son implication lors de l'élaboration des futurs décrets", souligne la centrale.
Les décrets d'application de la loi vont "être essentiels", a relevé de son côté Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, interrogé vendredi sur BFM Business, tout en se félicitant que le dialogue social soit "amélioré" sur "un certain nombre de points" par le texte.
Mais M. Thouvenel a aussi soulevé la question des "moyens". "Qui va payer les locaux" pour les commissions régionales prévues pour les TPE, "rien n'a été résolu'", a-t-il dit.
De son côté, la CGT estime dans un communiqué que "cette loi va réduire l'efficacité de la démocratie sociale" et "sacrifie la citoyenneté au travail".
"La logique de simplification portée par le patronat et suivie par le gouvernement et les parlementaires, tourne le dos à la citoyenneté au travail", juge la CGT.
Pour le syndicat de Philippe Martinez, la mise en place des commissions paritaires régionales pour les salariés des TPE est une "bien maigre avancée". Certes, les mesures sur la valorisation des parcours professionnels et sur la place accordée aux salariés dans les conseils d'administration des grands groupes "vont dans le bon sens", mais "l'essentiel des revendications" syndicales "n'ont pas été entendues", estime-t-il.
La centrale critique notamment "la fusion des instances représentatives du personnel" et qualifie de "mesure scandaleuse" et de "recul majeur", la "possibilité de négocier les salaires ou l'égalité femmes/hommes tous les trois ans au lieu d'annuellement".
"La CGT va continuer à agir pour une véritable démocratie sociale", affirme la centrale qui appelle à une "journée d'action" le 23 septembre "contre la discrimination et pour de nouveaux droits pour tous les salariés et leurs représentants".
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