Vingt ans après l'attentat, une plaque apposée à la station Saint-Michel

© AFP/Archives - Pierre Boussel
Une plaque a été apposée sur les quais de la station de RER Saint-Michel à Paris, en hommage aux victimes du premier attentat de la vague d'attaques du GIA algérien, commis il y a 20 ans.
"Dans cette gare, le 25 juillet 1995, un acte de terrorisme a blessé de nombreuses personnes, huit victimes sont décédées", ont pu lire sur cette plaque les familles présentes samedi lors d'une cérémonie.
Annie Aupeix, 55 ans, Véronique Brocheriou, 26 ans, Maria Isabel Costa Barbosa, 32 ans, Maria Odette Garcia Ferreira, 31 ans, Sandrine Girier-Dufournier, 24 ans, Jean Groll, 57 ans et Alexandre Hurtaud, 16 ans, étaient morts ce jour-là après l'explosion d'une bouteille de gaz dans une rame du RER B. Pierre-Henri Froment, 35 ans, avait succombé à ses blessures quelques mois plus tard. Près de 120 personnes sont blessées.
"Un bruit assourdissant. Une odeur âcre. Une fumée noire. Le 25 juillet 1995, à 17H30, une bouteille de gaz qui vient d'exploser dans une rame du RER, dans cette station, près de cet endroit, marque le début de la campagne d'attentats en France, revendiqués par le GIA algérien", a dit Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS Attentats et désormais déléguée au terrorisme à la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac).
"Aujourd'hui le terrorisme fait partie de nos préoccupations majeures, quotidiennes", a-t-elle poursuivi, regrettant "que l'Europe peine à mettre en place une politique harmonisée, que la coopération internationale progresse trop lentement, que l'ONU ne soit pas en mesure de proposer une définition du terrorisme".
"La RATP n'oubliera jamais cette attaque dont elle fut elle aussi victime", une "tragédie malheureusement suivie d'autres attaques sur le réseau de transports parisiens", a de son côté déclaré la PDG de la Régie, Elisabeth Borne.
Un des auteurs de cet attentat de 1995, Khaled Kelkal, petit délinquant devenu islamiste radical, a été tué par les gendarmes le 29 septembre de cette année-là près de Lyon. Boualem Bensaïd, dont les empreintes ont été retrouvés sur la bombe, est en prison, tout comme Smaïn Aït Ali Belkacem et Karim Koussa.
Considéré comme le "cerveau" des attaques, Ali Touchent a été tué en Algérie en 1997. Considéré comme le financier des attentats depuis Londres et remis à la justice française en 2005, Rachid Ramda a été condamné en perpétuité en 2009.
Un des auteurs des attentats de Paris de janvier dernier, Amédy Coulibaly, avait été condamné dans un projet d'évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem en mai 2010.
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