Barrage policier forcé à la Concorde: un mineur de 16 ans s'est rendu

© AFP - Thomas Oliva
Un jeune homme de 16 ans se présentant comme le conducteur de la voiture qui a forcé dimanche matin un cordon de sécurité près de la place de la Concorde à Paris, entraînant des tirs des policiers, s'est rendu, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
"Les enquêteurs sont en train de procéder à des investigations pour savoir si c'est bien lui qui était au volant", selon une source judiciaire, confirmant en partie des informations d'iTÉLÉ.
Un autre occupant du véhicule s'est aussi présenté au commissariat dans la nuit de dimanche à lundi, a ajouté une source proche de l'enquête.
Par ailleurs, un hôpital des Yvelines, en banlieue ouest de Paris, a signalé dimanche soir à la police qu'une "femme blessée au thorax", suspectée d'avoir aussi été dans la voiture au moment des faits, s'était présentée pour être prise en charge.
Elle a été opérée dans la nuit de dimanche à lundi "mais ses jours ne sont pas en danger", a ajouté cette source, sans préciser si elle avait été blessée par balles.
Les deux personnes qui se sont rendues ont expliqué "avoir été dans la voiture au moment des faits", selon la source proche de l'enquête. Elles ont été placées en garde à vue par la police judiciaire parisienne.
Dimanche matin vers 08H00, dans le quartier des Champs-Élysées, une voiture a percuté un autre véhicule avant de prendre la fuite pour se soustraire à un contrôle de policiers déployés pour l'arrivée du Tour de France, prévue au même endroit dix heures plus tard.
Le conducteur s'est ensuite dirigé vers la Concorde, forçant un barrage mis en place sur le parcours de l'épreuve cycliste. La police a alors tiré des coups de feu pour immobiliser le véhicule, mais l'automobiliste a réussi à prendre la fuite. Sa voiture a été retrouvée abandonnée dans le quartier, avec des impacts de balles visibles sur la carrosserie.
Selon des témoignages relayés par une source policière, quatre personnes - deux hommes et deux femmes - sont sorties de la voiture au moment de l'abandonner.
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été également saisie de l'affaire, comme à chaque fois que des fonctionnaires font usage de leur arme.
dans la même rubrique
- Ouverture des magasins le dimanche à Paris: les syndicats contre les zones concernées
- Un braqueur en cavale, qui narguait la justice française, arrêté au Maroc
- Sarkozy dénonce une réforme territoriale "ratée"
- Haute-Corse: 74 hectares de pins ravagés par un incendie
- Nord: poursuite du blocus d'une plateforme logistique de Lidl par des agriculteurs, 60 magasins touchés
- L'impression 3D veut donner une main aux enfants qui n'en ont pas
- Crise porcine: la cotation du marché breton reprendra mardi sans Bigard et Cooperl
- Enlèvement Rifki: l'enfant n'évoque "aucune violence"
- MH370: après le dispositif de recherche, place à une "vigilance attentive"
- L'Hermione quitte Brest pour rejoindre Bordeaux
- Justice: Ines de la Fressange doit faire démolir sa maison construite sans permis
- Crise porcine: Bigard et Cooperl boudent la réunion de la filière
- Rentrée politique sous le signe de la crise de l'élevage, la sécurité routière, le budget
- OGM: des "faucheurs volontaires" pénètrent dans les locaux de l'Inra à Colmar
- Education: le coût de la rentrée scolaire quasi-stable, selon le ministère
- Gaspillage alimentaire: Royal réunira "dans les dix jours" les représentants de la grande distribution




