Chômage : "encore raté" s'inquiète la presse
© AFP/Archives - PHILIPPE HUGUEN
"Encore raté." Le chômage reste à des sommets en France selon les chiffres de juin rendus publics lundi et la presse exprime plus que jamais son scepticisme de voir François Hollande réussir son pari d'inverser la courbe avant 2017.
Pôle emploi a recensé en juin 3,55 millions de chômeurs en métropole, une statistique toutefois obtenue à partir de données plus affinées que les mois précédents, rendant tout comparaison impossible.
Le chef de l'Etat a redit lundi soir qu'il ne serait candidat en 2017 que s'il y avait une baisse "crédible" du chômage en 2016.
"La baisse du chômage est le mirage de François Hollande et de son gouvernement. Les ministres ne cessent de claironner qu'elle va venir et, à chaque fois que l'on se rapproche de la période fatidique, l'espoir s'évanouit", commente Jacques-Olivier Martin dans Le Figaro de mardi.
Certes, "les signes de reprise se multiplient incontestablement, mais ils tardent à se répercuter sur le marché du travail", constate Pierre-Alain Furbury dans Les Echos. Et "chaque fois qu'un chiffre de l'emploi ne va pas dans le bon sens, cela plombe un peu plus François Hollande".
"Encore raté : une fois de plus, le chômage augmente en France", écrit Nicolas Beytout dans L'Opinion, tout en apportant une nuance: "il est vrai que, si elle est toujours loin de s'inverser, la courbe progresse désormais sensiblement moins vite".
Problème soulevé par Luc Peillon dans Libération : "les statistiques du chômage deviennent de plus en plus difficiles à comparer d'un mois sur l'autre", en raison d'un "affinage des chiffres" par Pôle Emploi qui donne "de quoi relativiser, donc, la stabilisation du chômage officiellement observée".
- 'Tabous' -Le fait que le ministre du Travail François Rebsamen ait parlé lundi d'une "stabilisation" hérisse passablement les commentateurs. Dans Ouest-France, Pierre Cavret estime que "le ministre - transparence oblige - devrait avoir au moins le courage de dire que si les résultats ne sont pas au rendez-vous, c'est que les actions engagées pour lutter contre le mal ne sont pas les bonnes".
Pour Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest, "ce qui frappe, surtout, c'est que le gouvernement n'a rien d'autre à proposer au plan initial de François Hollande".
Pierre Fréhel, dans Le Républicain lorrain, invoque les exemples des pays voisins. "Les pays européens qui s'en sortent le mieux et s'approchent du plein emploi ont brisé quelques tabous. Ils ont préféré une certaine précarité au chômage de masse et une faible activité à l'assistance".
Pour Le Figaro également, "une baisse significative du nombre de demandeurs d'emploi en France est inenvisageable sans une vraie réforme du contrat de travail, de l'indemnisation du chômage et surtout une baisse des dépenses publiques qui redonnera de l'oxygène aux entreprises".
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