Le gouvernement lancera les privatisations des aéroports de Nice et Lyon à la rentrée

© AFP/Archives - Valery Hache
Bercy a annoncé aux élus locaux et aux chambre de commerce et d'industrie (CCI) le lancement à la rentrée des processus de privatisation des aéroports de Nice et de Lyon, afin de vendre les parts de l'Etat avant la mi-2016.
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui recevait les responsables niçois ce mardi, huit jours après leurs homologues lyonnais, leur a présenté des calendriers identiques.
Dans les deux dossiers, une concertation sur le cahier des charges débutera en septembre, puis un appel d'offres sera publié en octobre, en vue d'une cession des parts de l'Etat au premier semestre 2016.
A Nice comme à Lyon, l'Etat entend céder la totalité des 60% qu'il détient dans les sociétés gestionnaires des aéroports. Dans les deux cas, la CCI possède 25% du capital et les collectivités locales 15% (région, département et métropole à parts égales).
Ces privatisations doivent être autorisées par la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances du ministre de l'Economie, adoptée par le Parlement début juillet et qui doit encore être validée par le Conseil constitutionnel avant d'être promulguée.
Une fois les cahiers des charges arrêtés, une procédure de "dialogue compétitif" devrait être engagée, avec un premier appel d'offres mi-octobre débouchant sur une pré-qualification mi-novembre, puis une seconde phase à partir de décembre devant aboutir à un choix définitif à la fin du premier trimestre 2016, a précisé à l'AFP Jacques Kleynhoff, président du conseil de surveillance d'Aéroports de la Côte d'Azur et vice-président de la CCI Nice-Côte d'Azur.
"L'Etat associera étroitement les acteurs locaux", sera "très attentif aux intérêts des territoires" et "regardera à la fois le projet social et industriel" des candidats, a assuré Bercy, qui a déjà mené à bien l'ouverture du capital d'une première plateforme aérienne régionale, l'aéroport de Toulouse.
- Aéroports de Paris pas bienvenu à Nice -A Lyon, les élus ont "demandé des garanties pour que l'opération ne soit pas seulement financière", a indiqué Jean-Jacques Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, reçu le 20 juillet.
Troisième groupe d'aéroports français avec 8,4 millions de passagers l'an dernier, Aéroports de Lyon (qui inclut les plateformes de Lyon-Saint-Exupéry et Lyon-Bron) a déjà plusieurs prétendants selon M. Queyranne, dont Aéroports de Paris (ADP, qui exploite notamment Roissy et Orly), Vinci Airports, la Caisse des dépôts et Genève Aéroport, piste privilégiée des acteurs locaux.
Du côté de Nice, élus et CCI ont demandé à l'Etat de "garantir l'autonomie de la plateforme azuréenne par rapport aux Aéroports de Paris", a rapporté le maire de Cannes, David Lisnard, dans un communiqué.
Deuxième groupe aéroportuaire de France avec plus de 11,6 millions de passagers en 2014, Aéroports de la Côte d'Azur et ses sites de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez "ne peuvent pas devenir des équipement de seconde zone, de délestage ou de logistique de la capitale avec des dessertes restreintes ou secondaires", a-t-il ajouté.
"Nous avons collectivement exprimé le fait que ce n'était pas notre meilleur candidat", a confirmé M. Kleynhoff.
ADP avait signalé dès février son intérêt pour les aéroports de Nice et de Lyon, sans certitude de présenter une offre, en particulier pour le second.
Par ailleurs, les élus de la Côte d'Azur souhaitent "créer un fond d'investissement avec le produit de la cession des parts de l'Etat afin de financer les projets des communes azuréennes".
Les montants attendus des deux cessions doivent être précisés en septembre, lors de la rédaction des cahiers des charges. En décembre, l'Etat avait vendu 49,99% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac (7,5 millions de passagers en 2014) à un consortium chinois pour 308 millions d'euros. Une opération qui vient tout juste d'être parachevée puisqu'elle a été finalisée début juillet.
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