Gattaz: il faut accélérer les réformes, baisser davantage les charges

© AFP - Eric Piermont
Le président du Medef, Pierre Gattaz, affirme qu'il "faut accélérer" les réformes, en pointant le "risque" d'une "croissance molle et sans création d'emploi", dans une interview publiée mercredi dans Le Figaro.
Le président du Medef "salue les dernières mesures prises par le gouvernement", en citant le plan PME-TPE, le suramortissement fiscal de l'investissement et le plafonnement des indemnités aux prudhommes et rappelle que le Medef a "applaudi le pacte de responsabilité".
"Mais il faut accélérer", affirme M. Gattaz. "Il faut profiter de l'accalmie, de la faible brise de la reprise pour se préparer au prochain grain", poursuit-il, en jugeant l'environnement international "plus incertain".
"Si nous ne faisons rien, le risque est d'avoir une croissance molle et sans création d'emploi", affirme-t-il.
En outre, M. Gattaz "demande au gouvernement de ne pas toucher au pacte de responsabilité, ni à sa répartition" et appelle à "aller plus loin dans les baisses de charges et d'impôts pour espérer que les marges des entreprises se rapprochent de la moyenne européenne".
Selon le président du Medef, les marges des entreprises françaises sont à 29% et, "avec le pacte de responsabilité, on peut espérer 33% d'ici à 2017". Mais "en Allemagne, les marges s'élèvent à 41%", poursuit-il, en chiffrant la différence à "une centaine de milliards d'euros".
M. Gattaz se prononce pour une baisse de la dépense publique pour la ramener "à 50% du PIB en 2020 contre 57% aujourd'hui".
"Une baisse des effectifs de la fonction publique est nécessaire et possible. Ne remplaçons pas trois fonctionnaires sur quatre qui partent en retraite", déclare-t-il.
Pour M. Gattaz, "il faut agir sur trois fronts: le marché du travail, les dépenses publiques et la simplification". "A la rentrée, le gouvernement aura une formidable opportunité de procéder à des réformes", estime-t-il.
Interrogé sur l'indemnisation du chômage, Pierre Gattaz note qu'il faut d'abord boucler la négociation sur les retraites complémentaires, en rappelant que le Medef est "opposé à toute hausse des cotisations". "Nous aurons la même ligne pour la négociation sur l'assurance-chômage qui débutera fin 2015 ou début 2016", prévient-il.
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