Sondages de l'Élysée: garde à vue levée pour Pierre Giacometti
© AFP/Archives - Stephane de Sakutin
La garde à vue de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti, dans l'enquête sur les sondages de l'Élysée a été levée jeudi en début d'après-midi, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Patrick Maisonneuve.
Entendu par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) depuis mercredi matin, l'ancien directeur d'Ipsos France a été relâché sans être déféré devant un magistrat instructeur.
"Le juge s'octroie un délai de réflexion pour soit mettre mon client en examen, soit le placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté", a commenté Me Maisonneuve. "M. Giacometti s'est expliqué très précisément sur cette affaire, ce qui explique la longueur de sa garde à vue", a ajouté l'avocat.
L'enquête porte sur la régularité des contrats conclus, sous le quinquennat Sarkozy, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage, notamment la société Giacometti-Peron de Pierre Giacometti et celle de Patrick Buisson, Publifact.
Patrick Buisson, qui conseillait également Nicolas Sarkozy à l'Élysée, mais avec lequel l'ex-président a depuis coupé les ponts, a été mis en examen mercredi pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier. Il s'agit de la première mise en examen dans ce dossier.
Début juin, six anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant et Xavier Musca, qui s'étaient succédé au poste de secrétaire général de la présidence de la République, ainsi qu'Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet, avaient été entendus. À l'issue de leurs interrogatoires, ils avaient été relâchés sans être déférés devant la justice.
La polémique avait débuté en 2009, après la publication d'un rapport de la Cour des comptes qui épinglait sévèrement une convention signée en juin 2007 entre l'Élysée et le cabinet de Patrick Buisson "pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros".
Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est protégé par son immunité présidentielle puisqu'il était en poste à l'Élysée au moment des faits.
dans la même rubrique
- La Cooperl demande des discussions avec les responsables du marché du porc breton
- Rifki: mise en examen du suspect pour enlèvement, séquestration et agression sexuelle
- Jean-Marie Le Pen jeudi devant le bureau exécutif du FN, qui statuera sur son sort
- Air France: les pilotes souhaitent la poursuite des négociations avec la direction
- Migrants de Calais: Paris et Londres signent un accord jeudi
- Menus dans les cantines: guerre de pétitions à droite
- Tensions à la tête de la FDSEA du Calvados après une manifestation et des dégâts à Caen
- Prix du lait: une centaine d'agriculteurs investissent 4 supermarchés autour de Rodez
- Royal presse les distributeurs de s'engager formellement sur le gaspillage alimentaire
- Nouvelle enquête sur la couverture médiatique des attentats de Paris
- Crise du porc: il renonce à l'exploitation familiale après 5 ans dans le rouge
- Crise porcine: prix de référence en baisse à Plérin, près d'un tiers invendus
- Nord: les agriculteurs lèvent leur blocus sur une plateforme de Lidl desservant 60 magasins
- Un bâtiment emblématique d'Aix-les-Bains en flammes
- Conférence climat: Royal salue "la mobilisation" des chefs d'Etat
- Le ravisseur présumé du jeune Rifki présenté à un juge mardi après-midi




