Incendies à Berre-l'Etang: ouverture d'une information judiciaire

© AFP/Archives - Boris Horvat
Le parquet d'Aix-en-Provence a annoncé jeudi l'ouverture d'une information judiciaire pour destruction par substance explosive ou incendie, dans le cadre de l'enquête sur les explosions et incendies qui avaient touché deux cuves du site pétrochimique de LyondellBasell à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) le 14 juillet sans faire de victime.
Cette information a été confiée à deux juges d'instruction du TGI d'Aix-en-Provence, précise le parquet dans un communiqué. Elle vise précisément les chefs de "destruction, dégradation ou détérioration par les faits d'une substance explosive, d'un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes" et "détention et transport de substances ou produits incendiaires ou explosifs".
Le 14 juillet à 03H00, deux explosions avaient été entendues par des voisins du site pétrochimique. Elles avaient entraîné l'incendie de deux grosses cuves contenant des produits inflammables. Le premier incendie avait été maîtrisé vers 06H00, le deuxième, touchant une cuve de naphta à la contenance beaucoup plus importante, vers 11H00, après avoir dégagé un impressionnant panache de fumée noire visible à des kilomètres à la ronde pendant plusieurs heures.
La piste accidentelle avait été rapidement écartée par les enquêteurs, qui ont notamment découvert "à proximité de la plus petite cuve qui a été mise à feu, et proche du grillage qui entoure l'enceinte", du "matériel qui pourrait s'apparenter à un dispositif de mise à feu avec ou non l'utilisation d'explosifs", avait expliqué deux jours après les faits la procureur d'Aix-en-Provence Dominique Moyal.
Un autre dispositif du même type avait été découvert sur le couvercle d'une troisième cuve, mais n'avait pas provoqué l'explosion et l'incendie sans doute attendus. En raison du risque, les enquêteurs ont mis plusieurs jours à récupérer le dispositif, qui a été envoyé pour analyse à l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), a précisé la magistrate à l'AFP.
Aucune piste n'était privilégiée dans l'enquête sur ces faits non revendiqués, et notamment pas la piste terroriste, le parquet antiterroriste n'ayant pas été saisi.
Une semaine avant ces explosions et ces incendies, des détonateurs et des pains de plastic avaient été volés sur un site militaire de Miramas, à une trentaine de kilomètres de distance. Aucun élément ne permet de rapprocher pour l'instant les deux évènements, a expliqué Mme Moyal.
dans la même rubrique
- Rentrée pour l'exécutif avec plusieurs dossiers sensibles au menu
- Les prix des fruits ont augmenté, ceux des légumes ont baissé
- Nord: polémique après des tranchées creusées pour empêcher les gens du voyage de s'installer
- La Cooperl demande des discussions avec les responsables du marché du porc breton
- Rifki: mise en examen du suspect pour enlèvement, séquestration et agression sexuelle
- Jean-Marie Le Pen jeudi devant le bureau exécutif du FN, qui statuera sur son sort
- Air France: les pilotes souhaitent la poursuite des négociations avec la direction
- Migrants de Calais: Paris et Londres signent un accord jeudi
- Menus dans les cantines: guerre de pétitions à droite
- Tensions à la tête de la FDSEA du Calvados après une manifestation et des dégâts à Caen
- Prix du lait: une centaine d'agriculteurs investissent 4 supermarchés autour de Rodez
- Royal presse les distributeurs de s'engager formellement sur le gaspillage alimentaire
- Nouvelle enquête sur la couverture médiatique des attentats de Paris
- Crise du porc: il renonce à l'exploitation familiale après 5 ans dans le rouge
- Crise porcine: prix de référence en baisse à Plérin, près d'un tiers invendus
- Nord: les agriculteurs lèvent leur blocus sur une plateforme de Lidl desservant 60 magasins




