Une application pour comprendre les voyageurs étrangers pris d'un malaise
Un sapeur-pompier de l'aéroport de Roissy-CDG crée une application pour comprendre les voyageurs étrangers pris d'un malaise© AFP/Archives - Kenzo Tribouillard
Poser les bonnes questions dans leur langue maternelle à des étrangers qui font un malaise : face à l'urgence et au mur de la langue, un sapeur-pompier de l'aéroport de Roissy-CDG a créé une application de traduction qui sera bientôt utilisée à l'aéroport.
Disponible en versions grand public et professionnelle, "Trad112" équipera les équipes de secours de l'aéroport parisien à la rentrée, selon Aéroports de Paris.
Jeudi, elle a déjà permis à un ambulancier qui se l'était procurée à titre individuel de détecter une fissure de l'aorte chez un passager espagnol. Celui-ci a "immédiatement été pris en charge" et pu être sauvé, se félicite Frédéric Sola, sapeur aéronautique à Roissy depuis plus de 15 ans et créateur de l'application.
Pour son concepteur, "Trad112 n'est pas un simple traducteur". "Des séries de questions, posées habituellement par le personnel secouriste ou soignant sont proposées pour établir un rapport sur l'état de la personne en difficulté".
Depuis 2013, le pompier de 42 ans a investi 30.000 euros et développé son projet en quatorze langues, de l'anglais en passant par l'arabe ou le mandarin jusqu'aux langages des signes français et international, avec des traducteurs assermentés.
La création d'un tel outil est devenue une évidence pour lui le jour où un passager chinois refusait de descendre d'un vol venant de Rabat. "En fait il ne pouvait pas, il avait le fémur cassé, personne n'arrivait à communiquer avec lui et on a mis beaucoup de temps à découvrir ce qui n'allait pas", se souvient-il.
Il espère que son application va remplacer les petits lexiques dont disposaient les pompiers et secouristes, qui assurent en moyenne 15 interventions par jour et jusqu'à 4.500 sur l'année à Roissy.
Et c'est bien parti : Aéroports de Paris (ADP) va se doter d'une quinzaine d'exemplaires et équiper à la rentrée "toutes les personnes qui sont amenées à prendre en charge un blessé, les secouristes comme les médecins", a expliqué le directeur des aires aéronautiques Régis Lacote.
La barrière de la langue peut parfois retarder la prise en charge d'un patient d'une vingtaine de minutes lorsqu'un traducteur doit se déplacer, selon lui. Avec cette application, "on augmente la chance du public qui fréquente nos installations".
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