La crise de la filière porcine
Un élevage de porcs à Plonéour-Lanvern, dans le Finistère, le 11 août 2015© AFP - FRED TANNEAU
La crise du porc, qui rebondit cette semaine autour du marché du porc breton (MPB) de Plérin, s'inscrit dans une crise plus large de l'élevage français, les prix payés aux éleveurs étant trop bas pour leur permettre de vivre.
- février 2014: la Russie décrète un embargo sanitaire sur la viande de porc européenne. Davantage de porc se retrouve donc sur le marché européen, faisant baisser les prix. L'embargo global sur l'agroalimentaire européen, décidé en août suite à la crise ukrainienne, vient aggraver le phénomène. A cela s'ajoutent une baisse de la consommation et la concurrence des élevages allemands et espagnols, accusés de "dumping social" par leurs collègues français.
- 12 juin 2015: les fortes promotions sur la viande de porc fraîche dans les supermarchés sont désormais limitées à deux mois par an. Sous l'égide du gouvernement, les professionnels de la filière (abattoirs, industriels et distributeurs) s'engagent à augmenter le prix payé aux éleveurs pour la viande de porc à environ 1,40 euro le kilo.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, annonce la mise en place d'ici octobre d'un "pacte porcin" et des allègements de charges supplémentaires.
- 17 juillet: M. Le Foll indique que 22 à 25.000 exploitations d'élevage (toutes productions confondues), soit 10% du total, sont "au bord du dépôt de bilan".
Entre le 18 et le 24 juillet, d'abord dans l'ouest puis dans d'autres régions, les éleveurs en colère bloquent les routes et l'accès à certaines villes (Caen, Lyon) ou à des lieux touristiques comme le Mont-Saint-Michel.
Parmi eux, des producteurs de viande bovine, de lait et de porc.- 22 juillet: Manuel Valls et Stéphane Le Foll annoncent un plan d'urgence de 600 millions d'euros pour l'élevage (bovin, porcin et laitier), principalement sous forme d'allègements de charges, ainsi que des mesures pour restructurer les dettes des éleveurs.
- Fin juillet, le prix du porc au marché breton au cadran de Plérin, où s'établit le prix de référence national, atteint l'objectif de revalorisation à 1,40 euro du kilo.
- 10 août : deux acteurs majeurs de l'industrie du porc, la Cooperl et Bigard/Socopa, décident subitement de boycotter la séance à Plérin. Ils jugent le prix revalorisé trop élevé pour faire face à la concurrence européenne. Aucune cotation n'a lieu, une situation rarissime.
Le lendemain, M. Le Foll assure que "tout sera mis en œuvre" pour que les cotations du porc reprennent jeudi.
De leur côté, les enseignes de la grande distribution ont réaffirmé qu'elles maintiendraient leurs achats de porc à 1,40 euro le kilo.
- 13 août: aucune cotation n'a lieu au marché de Plérin en l'absence de la Cooperl et Bigard/Socopa.
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