Thalys: le contrôleur qui a tiré l'alarme ne comprend pas les critiques d'Anglade
L'un des contrôleurs du Thalys Amsterdam-Paris explique dimanche ne pas comprendre les critiques de l'acteur Jean-Hugues Anglade mettant en cause les agents et affirme s'être "empressé" de tirer le signal d'alarme et d'avertir les secours.
"Le mouvement de panique du personnel de restauration n'a pas grand-chose à voir avec le personnel de contrôle. Je ne sais pas pourquoi M. Anglade a cette attitude vis-à-vis du personnel Thalys", a déclaré Michel Bruet, l'un des deux chefs de bord du train, interrogé sur France Info.
Le contrôleur de 54 ans a expliqué avoir d'abord entendu l'altercation entre le tireur présumé sortant des toilettes et un voyageur. Habitué aux "bagarres" entre passagers, il ne réagit pas tout de suite, avant de s'apercevoir que l'homme est armé.
"J'ai été projeté contre une porte (...) je me suis retrouvé avec l'individu, il m'a mis au sol, m'a pointé avec le revolver puis il est parti dans la voiture 12 (...) Ca s'est passé très vite".
Après s'être relevé, le contrôleur s'est "empressé de tirer le signal d'alarme. J'ai pris contact avec le conducteur pour lui dire ce qui se passait à bord de mon train. J'ai pris contact avec ma direction pour qu'on puisse prêter assistance, surtout aux blessés. L'homme étant maîtrisé, j'ai demandé des secours".
"J'étais à bord de mon train jusqu'à Arras. J'ai discuté avec M. Anglade, je lui ai proposé de l'aide. J'ai proposé la trousse de secours aux personnes qui étaient en voiture n°12" en train de s'occuper des blessés, se souvient l'agent, qui souligne que "M. Anglade était en voiture n°11, l'incident était en voiture 12".
Le contrôleur assure avoir ensuite parcouru "plusieurs fois" le train avant l'arrivée à Arras, tentant de rassurer les voyageurs sans leur donner de détails pour ne pas les paniquer.
Dimanche matin, la SNCF a expliqué que deux hôtesses incriminées par l'acteur "ne sont pas du personnel de Thalys ou de la SNCF", mais des "salariées du sous-traitant" en charge de la gestion de l'espace-bar, sans "autre mission que de servir le café."
Par ailleurs, M. Bruet "doute" qu'Ayoub El Khazzani soit monté dans le train en gare de Bruxelles-Midi, où des contrôleurs étaient postés à chaque porte pour vérifier que les passagers avaient bien leur billet.
"Est-ce qu'il n'est pas monté à Anvers?", où ce type de contrôle n'existe pas, a-t-il suggéré, reconnaissant que l'homme a pu passer "dans notre dos". "On n'est pas infaillibles".
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