Samedi prochain, les écologistes ariégeois marchent «vers Copenhague»
24/11/2009 | 11:10
© MidiNews 2009

A partir du 7 décembre, le sommet de l’ONU sur le climat se tiendra à Copenhague.

Les dirigeants du monde devront donner une suite au protocole de Kyoto, devant le «péril climatique» dont seraient responsables les activités humaines.

Certains croient encore à la signature d’un accord digne de ce nom, quand d’autres n’attendent plus rien d’une nouvelle conférence internationale où les plus gros pollueurs sont en général les moins coopératifs.
A une échelle locale, les acteurs se mobilisent.

Nous avons rencontré Françoise Matricon, en tant que porte parole des Verts dans le département et membre d’Europe Ecologie; «Copenhague 2009», que faut-il en attendre?

Quels sont les enjeux de ce nouveau sommet international?

«Il y a eu plusieurs sommets depuis le sommet de terre à Rio en 1992. A chaque fois, on dit que tout va mal et qu’il faut faire quelque chose.

Au final, rien ne se fait et pire, les choses s’aggravent. De ce nouveau sommet, j’en attends beaucoup et rien à la fois.

Mais ce qui nous paraît fondamental, c’est que les politiques au plus haut niveau aient le sentiment que la société civile est peut-être plus prête qu’ils ne le pensent, à accepter des choses qui ne seront pas forcément agréables.

Parmi les gros enjeux du sommet, il y a notamment la relation nord-sud, c'est-à-dire ce qu’on demande à tout le monde: certains ne devraient-ils pas payer plus que les autres?

Les pays industrialisés ont une dette climatique très lourde. En étant les personnes qui recrachent le plus de gaz à effet de serre, nous sommes responsables et les pays du sud «trinquent» en premier de cette inégalité.

On le voit déjà avec les terribles inondations au Bangladesh ou les famines qui se profilent
»

Malgré l’urgence que vous évoquez, certaines voix s’élèvent pour contester le réchauffement climatique. D’autres pointent même du doigt le risque de totalitarisme inhérent à l’Ecologie. Quel regard portez-vous là-dessus?

«Les gens ne remettent pas en cause le réchauffement climatique, tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas. La banquise fond, c’est un fait.

Ce qui est remis en cause, c’est l’origine du réchauffement, c'est-à-dire: est-ce que ça dépend des activités humaines ou bien est-ce que ça n’en dépend pas?

C’est vrai qu’on entend de plus en plus ce type de discours à l’approche du sommet de Copenhague.

Quant au totalitarisme supposé des écologistes, je comprends ce qu’ils veulent dire.

Il y a un député vert, Yves Cochet, qui explique dans son livre «Sauvez la planète» qu’il ne voit pas d’autres solutions que des tickets de rationnement, parce qu’il dit que nous sommes dans une situation de guerre.

On nous taxe de totalitaire. Moi je me reconnais assez bien là dedans car je crois qu’on a plus le temps d’attendre que tout le monde soit conscient du problème et fasse preuve de bonne volonté
»

Il y a des «actions Copenhague» un peu partout sur la planète, que va-t-il se passer en Ariège?

«C’est vrai qu’il y a des évènements dans le monde entier. Pour nous à Pamiers, ça sera assez modeste.

Nous allons faire une marche à pied au départ de la gare de Varilhes à 8h30, en direction de Copenhague, en nous arrêtant à Pamiers.

Tous les gens qui sont sensibles à cette problématique sont invités à nous rejoindre car c’est le nombre qui montrera la préoccupation des citoyens.

Nous irons ensuite à la salle du jeu du Mail où un repas sera proposé par le collectif Copenhague 09, avec la projection d’un film et un débat sur les enjeux du sommet
»

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 24/11/2009 | Lu: 5734 fois