Dans les allées du Salon de la Qualité Alimentaire, ça goûte, ça s’extasie, ça déguste, ça croque...
Car si on a parfois l’impression de vivre à l’époque de la «malbouffe», c’est bien tout le contraire qui s’étend à perte de vue au parc des expositions de Toulouse.
La «bonne bouffe» n’a pas dit son dernier mot.
Pour cette 7ème édition, traditions culinaires et diversité des productions sont toujours le cheval de bataille de Martin Malvy, président du Conseil Régional Midi-Pyrénées, qui se réjouit «toutes les régions n’ont pas la chance d’avoir une série de produits de qualité qui se sont développés.
Pour nous, c’est une vitrine. Cela permet de dire aussi que même si l’agriculture est en crise, de nombreuses filières ont de l’avenir, je pense par exemple à la filière bio»
Pour l’occasion, c’est 134 exposants qui sont sortis de l’ombre pour faire découvrir leurs richesses: vins, produits laitiers, viandes, volailles, fruits et légumes, miel, pain, etc.
Avec un produit à l’honneur cette année: le roquefort, dénommé «roi des fromages» par Diderot.
Pour les exposants, ces quelques jours sont l’occasion rêvée pour faire découvrir leurs produits placés sous Signe d’Identification de Qualité et d’Origine (AOC, Label Rouge, Agriculture biologique, etc.).
Julien Remond est venu du Tarn chargé de ces cabécous Label Rouge. Pour lui, «c’est vrai qu’on ne connaît pas encore très bien nos petits fromages de chèvre au lait cru donc je suis venu pour les promouvoir, tout simplement»
Au salon, en plus des producteurs et éleveurs, ce sont aussi des chefs cuisiniers qui ont fait le déplacement.
C’est le cas du médiatique Cyril Lignac, originaire de l’Aveyron, venu inaugurer le salon, en tant que défenseur d’une alimentation de qualité, «pour faire une bonne cuisine, il faut cuisiner avec de bons produits, c’est la base» a-t-il martelé.
Mais c’est aussi l’argument pédagogique qui porte ces journées. 3200 scolaires issus de 130 classes se rendront au salon cette année. 7 classes ariégeoises ont d’ailleurs fait le voyage jusqu’à Toulouse.
Dans un hall à part, une ferme a été reconstituée, et plusieurs ateliers liés à la découverte des sens sont animés.
Isabelle Barat est institutrice, elle a emmené ses élèves de CM1 pour une journée de découverte, «on parle de nutrition en classe, et je voulais leur faire découvrir le patrimoine gastronomique régional.
Le moment de la ferme était vraiment bien car beaucoup ne sortent pas de la ville et n’avaient jamais vu de chevaux, de brebis, etc. Tous n’ont pas des grands-parents à la campagne»
Apporter le «bien manger» au plus grand nombre est aussi une problématique centrale.
Selon Marc Carballido, vice-président de la Région Midi-Pyrénées, «le bien manger à un coût, mais il est possible d’engager des politiques publiques qui rapprochent le bien vivre de tous.
On peut prendre comme exemple la politique menée dans la cantine des lycées.
Nous espérons aussi que ça permettra de développer des filières de qualité, pour effectuer un rapprochement entre producteurs et consommateurs, ce qui serait une manière de réduire les coûts»
Pour aborder ces questions, le salon ouvrira chaque jour ses portes sur le «Manger bien, manger bon» jusqu’au 13 décembre.
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