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Bûcheronnage mécanisé pour une meilleure gestion de la forêt
31/03/2009 | 21:26
La tempête du mois de janvier a occasionné des dégâts sylvicoles isolés mais les propriétaires forestiers concernés doivent sans tarder évacuer les chablis d’arbres avant que des pans entiers de forêts ne soient touchés par la maladie ou les incendies.

Ainsi, Michel Vuiller, propriétaire de près de 100 hectares dans le Couserans a fait appel à la société Lopes pour une intervention de bûcheronnage mécanisé (à l’aide d’une tête abatteuse), le bois ainsi abattu sera transformé en plaquettes et utilisé pour la filière bois énergie.

«Les rapports sont très intéressants, explique M. Vuiller. 1 map (mètre cube apparent de plaquettes forestières) correspond à 100 litres de fuel […] nous approvisionnons la chaufferie de l’école de Cadirac avec ces plaquettes, nous aurons utilisé moins de 3 litres de fuel, on peut dire que la filière bois est une filière de développement durable»

Si la forêt reste souvent mystérieuse pour le commun des mortels, Thierry Fontenoy, technicien à la Cofogar, tend à démystifier certains poncifs: «la majorité des propriétaires forestiers privés ont moins de 10 hectares souvent hérités de parents, des parcelles isolées ou inaccessibles.

La Cofogar, Coopérative forestière garonnaise, est une association qui regroupe les propriétaires forestiers privés de plus de 22 départements. Grâce à nos conseils en sylviculture, nous sommes à même d'améliorer la production forestière, notamment dans la plante ou la coupe […]

Ici, nous traitons les dégâts de la tempête mais nous en profitons aussi pour faire des éclaircies sur les peuplements environnants: on coupe les arbres autour des plus beaux pour qu’ils se développent mieux
»

Cette opération permettra de mieux gérer ces parcelles. La Cofogar réalise sur demande l’état des lieux des forêts, avec l’historique des parcelles, la programmation des coupes ou des éclaircies de coupes…

«C’est une obligation pour les propriétaires de plus de 25 hectares d’un seul tenant […] nous faisons intervenir ce prestataire de service sur plusieurs propriétés ariégeoises, nous récupérons le bois que nous revendons par la suite à des industriels»

Pour information, le massif de la Montagne Noire utilise 23 têtes abatteuses à temps plein.

Créée en 1986 à Belpech, le Société Lopes travaille surtout pour les coopératives du piémont Pyrénéen, des Hautes Pyrénées aux Pyrénées Orientales: «une tête abatteuse mécanisée peut traiter 100m3 par jour soit 25 000 m3 par an, indique David Lopes […] l’avantage d’un tel engin c’est la sécurité et une gestion  précise des coupes grâce à l’informatique embarquée»

A l’intérieur de la cabine, l’écran de l’ordinateur indique le nom du chantier: Mondely-Bellecourt, les espèces concernées (lauricio, épicéa,…), il suffit de caler la dimension au cahier des charges de l’acheteur pour que la machine (une tête mécanisée de 1,2 tonnes montée sur un bras hydraulique) dotée de capteurs, débranche, tronçonne, coupe.

Il y a très peu de dégâts au sol, derrière la tête abatteuse, Michel Vuiller, récupère les troncs à l’aide d’un tracteur et d’une remorque forestière aux roues automotrices.

«Ce porteur appartient à la Cuma de la Quère, nous sommes 8 adhérents pour 500 hectares […] Avec un tel matériel, inutile de faire appel à un transporteur […] ici encore le bilan carbone reste positif !»

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 31/03/2009 | 21:26 | Lu: 16197 fois