Vendredi dernier, la Convention du Parc Naturel Régional des Pyrénées ariégeoises a été signée par Martin Malvy (président de la Région Midi-Pyrénées), Jacques Billant (préfet de l’Ariège), Augustin Bonrepaux (président du Conseil Général), et André Rouch (président du PNR).
L’occasion de regarder en arrière, et de se retourner vers un chemin semé d’embuches qui a duré plus de dix ans. Mais pourquoi si longtemps?
«Il fut un temps où on voulait nous imposer un Parc National!, a rappelé Augustin Bonrepaux lors de la signature, où on aurait voulu gérer nos territoires de Paris, sans que les acteurs locaux aient leur mot à dire»
L’opposition à un tel projet a déjà du occuper les énergies de chacun pendant un moment.
Ensuite, selon André Rouch, il a tout simplement fallu convaincre au lieu de contraindre.
L’important temps de gestation du Parc serait donc le témoin d’une démocratie locale qui a bien fonctionné, laissant aux acteurs locaux le choix de décider de leur avenir.
Pour le président du PNR, «un Parc Naturel, ça ne se décrète pas. Il faut obtenir l’adhésion de la population.
Nous avons parfois fait deux réunions par commune, et il y en a près de 150»
En faisant le calcul, on prend effectivement conscience de l’ampleur des négociations.
Quant à Martin Malvy, représentant de la tutelle régionale du parc, il explique: «un parc est un ensemble qui doit répondre à un très grand nombre de préconisations. N’importe quel territoire ne peut pas revendiquer cette appellation»
Et une des grandes difficultés a notamment été d’en déterminer le périmètre.
Le Président de Région se remémore, «certaines communes qui étaient dedans ne voulaient pas y être. Et d’autres qui voulaient y rentrer n’y étaient pas !»
Et d’ajouter, «il faut ensuite élaborer un document scientifique, qui détermine les enjeux de protection au sein du parc. Cette partie aussi prend du temps»
Mais malgré ce nouveau né ariégeois qui va fêter ses 5 mois, Martin Malvy n’est pas encore au bout de ses peines en matière de Parc Naturel.
Il mène un nouveau projet dans l’Aubrac… A cheval sur trois départements (Aveyron, Cantal, Lozère), l’affaire devrait être tout aussi cornélienne; voire pire!
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