Créée le 12 janvier 2007, soit plus de deux ans avant la création officielle du PNR des Pyrénées Ariégeoises, l’association «les Amis du parc» a choisi le Vicdessos, très exactement la maison des patrimoines d’Auzat, pour son assemblée générale annuelle 2010.
La salle était pleine d’une bonne centaine d’«Amis», présents ou représentés pour cette première assemblée suivant la signature ministérielle du 29 mai 2009.
«Œuvrer à la préservation de l’environnement et du patrimoine avec pour objectif sa valorisation, tout en restant attentive à un développement harmonieux du territoire», tel est l’objectif de cette association citoyenne qui se veut en outre, et en particulier, garante des intérêts des habitants et usagers du PNR.
Après que le président Jean-Claude Rivère eut regretté que le toit du PNR, à savoir le Montcalm, 3077 mètres, ne soit pas le toit de l’Ariège, supplanté qu’il est de soixante six mètres par le pic d’Estats, l’Assemblée Générale débute par le rappel de l’assemblée constitutive, il y a trois ans à Cadarcet, sous la présidence du toujours jeune Michel Sébastien.
Aujourd’hui, l’association compte cent soixante adhérents et est rentrée dans sa phase active, en étroite collaboration avec le PNR, «ce qui n’est pas le cas partout» souligne Jean-Claude Rivere qui a parcouru nombre de parcs en France.
Mais, que l’on ne s’y trompe pas non plus, les Amis du parc ne sont pas le Parc, ces deux organismes sont en fait liés par une convention de partenariat qui fait qu’entre autres, les Amis du Parc participent largement au programme d’animation, «Pyrénées partagées», édité à dix huit mille exemplaires par le PNR.
En outre, trois représentants des Amis du Parc sont systématiquement invités aux différents comités syndicaux du PNR, capables d’intervenir dans la gestion même du Parc.
Durant ces deux dernières années, les Amis du Parc se sont notamment illustrés par l’organisation de randonnées «Nature», découverte du patrimoine et, fleuron de ces animations, «les balades gourmandes»: Outre la balade proprement dite, les randonneurs peuvent découvrir au travers de rencontres avec les producteurs, les trésors gastronomiques méconnus de nos vallées.
Pour se faire mieux connaître, l’association édite un autocollant ainsi que des tee-shirts à son effigie.
Le bilan financier 2009, modeste, fait tout de même ressortir un excèdent de près de deux mille cinq cents euros.
Pour 2010, il est prévu un total de recettes de cinq mille neuf cents euros provenant des cotisations des adhérents, de la vente des tee-shirts et d'une participation conséquente du PNR.
«Mais, souligne le président, la principale ressource est constituée par les ressources humaines de l’association […]
La force des Amis du Parc réside principalement dans la présence physique de ses adhérents, randonneurs, éleveurs, chasseurs, pêcheurs, sportifs, chercheurs de champignons, cueilleurs de myrtilles, promeneurs, amoureux de la Nature, sur tout le territoire»
Pour demain, outre l’organisation de sorties, et une coopération renforcée avec le Parc, l’association prépare l’édition d’un bulletin semestriel qui constituera un lien entre le bureau, le conseil d’administration et les adhérents.
Le numéro 1 sortira en juillet de cette année.
Après le président Rivère, Alain Galy, secrétaire général, parle de la dizaine de manifestations organisées en collaboration avec le PNR, mais aussi avec des associations comme les «Transhumances en Haut Salat», en passant par «L’appel du 28 juin» lancé par Michel Sébastien au Port du Rat, et la constitution du «Kern des Trois Nations», les granges foraines d’Engomer, et la randonnée occitane d’Auzat.
Ne saurait être oublié dans les activités des Amis du Parc l’aspect culturel de son action, que ce soit au niveau du patrimoine, avec la restauration de cabanes et autres orrys, ou de la langue, avec le «parler occitan»
Autre activité, et non des moindres de l’association: sa participation à l’OHM, autrement dit l’Observatoire Hommes-Milieux.
Mis en place par le CNRS, ces observatoires (il n’y en a que quatre en France) sont organisés «autour d’un fait majeur, anthropique ou naturel, ayant induit dans un espace géographique limité un bouleversement ayant modifié considérablement les structures socio-économiques et/ou le cadre environnemental du territoire considéré»
Ainsi, l’objectif des OHM consiste à étudier le fonctionnement, mais également les origines et les conséquences possibles de cette «mutation» à partir de démarches interdisciplinaires intégrées, faisant appel aux sciences sociales et de l’environnement.
La vallée du haut Vicdessos a été sélectionnée par l’OHM pour remettre à plat toutes les connaissances existantes dans le secteur et démarrer de nouvelles études: climat, neige et eaux, étude des milieux d’altitude, dynamiques sylvo-pastorales, dynamiques de la biodiversité, héritages industriels et pollutions, changements sociaux et territoriaux: urbanisation, tourisme, observatoire photographique du paysage, etc…
Citant Guillaume Appollinaire, Michel Sébastien se réjouit de voir l’association dont il est le père, approcher du chiffre de deux cents adhérents, puis il fait l’apologie du «Parc des Trois Nations» qu’il espère bien voir naître un jour: «j’ai le soutien de Frédérique Massat !», tout comme la réintroduction du bouquetin, incontestablement plus consensuel que l’ours.
«Des démarches sont en cours, affirme André Rouch, entre le ministère, un partenaire privé, et la région qui souhaite avoir la maîtrise de cette possible réintroduction»
Pour le président du PNR, «la Vanoise a mis dix ans pour réintroduire le bouquetin, c’est plus compliqué que d’amener un couple dans une bétaillère !»
Concernant plus précisément le PNR, il confirme que le siège sera transféré, dès l’automne, à la ferme de Montels avant de se réjouir, comme l’ensemble des participants, de la bonne entente régnant entre le Parc et ses «Amis»
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