Ils ne désarment pas, au contraire, ils sont bien déterminés à défendre la chasse et la ruralité…
Pour preuve depuis quelques mois, le président Fernandez est parti en croisade contre tous ceux qui tenteraient selon lui d’imposer des contraintes ou de menacer les pratiques de chasse en Ariège.
Il n’a pas hésité à dénoncer la convention liant depuis 1996 la fédération des chasseurs de l’Ariège à l’Etat qui validait la réintroduction des ours «comme étant sans conséquence pour les chasseurs»
Et puis ce fut la goutte qui fit déborder le verre: l’attaque par le comité écologique ariégeois de l’arrêté d’ouverture et de fermeture de la chasse «au prétexte qu’il autorisait la chasse au grand tétras et au lagopède et qu’il ne prévoyait aucune mesure de protection de l’ours en cas de chasse en battue…»
Un casus belli qui de tribunal administratif en conseil d’Etat n’a pas encore fini de déchaîner les passions.
Une attaque frontale des «escrologues» comme aime à les désigner le président de la fédération des chasseurs de l’Ariège au détour d’une phrase avant de poursuivre: «ceux-là mêmes qui nous pourrissent la vie et qui profitent des 28M d’euros de subventions que leur alloue l’Etat pour nous attaquer en justice»
Ou encore: «personne n’échappera à leurs attaques, à leur soif d’ériger l’interdit en règle suprême pour notre société»
Fort de la manifestation du 3 octobre où il a fédéré plus de 7000 personnes aux côtés des élus du département, tous bords confondus et de son rapprochement avec l’ASPAP (association pour la sauvegarde du patrimoine ariégeois) farouchement opposé à l’introduction de l’ours dans les Pyrénées, Jean-Luc Fernandez connaît aujourd’hui la force de frappe des chasseurs ariégeois.
Il n’a pas hésité à inviter à la tribune de son AG Frédérique Massat, députée de l’Ariège et Augustin Bonrepaux, président du Conseil général, ne s’est pas privé de tirer à boulet rouge sur les politiques européennes (l’arrêté du 4 mars 2010 condamne la France au regard de sa politique Natura 2000 et la cour européenne indique que la chasse et la pêche «ne peuvent être considérées par principe comme des activités non perturbantes ou dérangeantes»), sur le gouvernement Borloo ou sur le Grenelle de l’Environnement.
«Après avoir fait maintes promesses, rien n’a été obtenu en notre faveur […] nos représentants ont participé de bonne foi aux tables rondes sur la chasse organisées à la demande du ministre sous la houlette du député de la Somme Jérôme Bignon.
Force est d’en constater l’échec […] les écolos n’ont rien à nous offrir et nous avons tout à perdre»
Les chasseurs sont amers, ils ont l’impression d’être mal compris et si peu entendus par leur ministre de tutelle. Si bien qu’aujourd’hui ils sont prêts à avoir une attitude plus combative…
«Personne n’arrivera à diviser les chasseurs, la chasse est unie et indivisible, mais elle s’enrichit de ses différences et de ses particularités»
L’essentiel de l’activité de la fédération est axée sur la gestion locale: 150 réunions dans le département; la formation au permis de chasser (4 formations et 122 candidats reçus) ou la formation sécurité suivie par plusieurs centaines de chasseurs… ainsi que les missions de gestion cynégétique: le comptage des isards, des lièvres ou des galliformes, la reconstitution de la population des lapins, de grand tétras, de lagopèdes ou de perdrix grises.
Le président Fernandez a remercié les agents de la fédération et les bénévoles «qui s’investissent sans compter sur le terrain», notamment Collette Rollet «qui avec ses interventions auprès des scolaires explique aux jeunes ariégeois la nature telle qu’elle est»
Au cours de son intervention, le président Fernandez a indiqué l’excellente écoute du préfet Billant à l’égard des chasseurs et le plaisir qu’il avait à travailler avec lui.
Il a également remercié Jean-Pierre Alzieu directeur du laboratoire vétérinaire (qui a fait un brillant exposé au cours de l’AG sur le suivi sanitaire du grand gibier en Ariège) «notre partenaire en matière de suivi sanitaire», François Toulis, président de la chambre d’Agriculture, Stéphane Villarubias de l’ONF ou encore Olivier Tartaglino de l’ONCFS avant de conclure: «la chasse et la ruralité sont en danger.
Dans les toutes prochaines semaines, si vous m’en confiez la responsabilité, je ferai aux élus et aux responsables du département des propositions concrètes afin d’entamer la reconquête de nos libertés.
Je vous assure de ma détermination»
Enfin le président militant a indiqué: «je n’ai pas d’ambition politique, ni personnelle, la seule chose qui m’intéresse c’est défendre la chasse et la ruralité»
Au moment des prises de paroles, François Toulis a parlé de «complémentarité forte» et d’union sacrée avec les chasseurs: «ce que vous avez vécu, nous le vivons depuis longtemps avec l’ours […]
L’action des écolos nous a rapprochés, l’union permet de faire bouger les lignes.
Après le 3 octobre à Foix, nous nous sommes retrouvé à Tarbes dans l’unité pour que la montagne continue à vivre»
Augustin Bonrepaux a remercié la président Fernandez de l’avoir invité: «le 3 octobre nous avons montré notre détermination, les Ariégeois ne se laisseront pas déposséder de leur patrimoine, on ne viendra pas nous dicter ce qu’il faut faire chez nous […]
Nous serons encore plus nombreux si on nous menace. Notre département est préservé, la diversité de la faune, de la flore mais également une grande variété des espèces (l’excellente reproduction du grand tétras) […]
Nous avons une chance d’avoir un territoire préservé mais cette chance va-t-elle nous desservir?
Aujourd’hui dès qu’on veut poser un nouveau pilier sur une station de ski, on a affaire à une levée de bouclier des mouvements écolos […] tenons compte aussi des gens qui vivent sur le territoire […]
Aujourd’hui la première espèce menacée de la montagne c’est l’homme car on s’efforce de créer des contraintes l’empêchant d’exercer son activité […] C’est inconcevable!
Vous avez fait un certain nombre de propositions pour améliorer la biodiversité, des propositions également pour reconquérir nos libertés, des libertés qui font partie de notre patrimoine, de notre territoire […] nous serons à vos côtés dans l’ensemble des actions que vous mènerez»
Enfin Jacques Billant, préfet de l’Ariège, a pris la parole: «votre passion vous honore. La France est le pays en Europe qui compte le plus de chasseurs, 1,4 millions et dans le département de l’Ariège, ils sont plus de 7000 […]
Aujourd’hui il est grand temps de rétablir des vérités, je souhaite que la chasse soit une activité respectée.
Il n’y a pas eu de rupture de dialogue dans la manifestation du 3 octobre entre la chasse et les représentants de l’Etat, la relation est teintée de confiance et de respect […]
Il ne s’agit pas de mettre l’Ariège sous cloche ce serait être en contradiction avec le politique de développement durable du territoire qui est de la responsabilité du préfet […]
Nous avons été les premiers à défendre les habitats, nous avons des atouts et une structuration de gestion ancienne (ONCFS) indispensable […]
La volonté de l’Etat c’est de mettre en œuvre les règlements dans un contexte d’échanges, de ne nuire à personne.
Notre objectif ce n’est pas d’interdire la chasse mais la faire évoluer en fonction de l’Europe et de la réglementation nationale sans porter atteinte à la survie des espèces […]
Nous allons dans les semaines à venir finaliser et valider le schéma cynégétique départemental, nous souhaitons poursuivre notre action de gestion et de mise en valeur du patrimoine naturel en relation avec les chasseurs»
L’Assemblée Générale s’est terminée avec la traditionnelle remise de médailles.
Jacques Billant a reçu la médaille d’or ainsi que Roger Carrière de l’ACCA Ascou-Sorgeat.
Jean-Claude Sans s’est vu remettre la médaille d’argent ainsi que Raymond Lafitte de Massat.
Médaille de bronze pour Raymond Laffite, René Laurent, Jean Lacaze, doyen des chasseurs et Didier Kérouedan qui pratique une chasse un peu particulière.
En effet, il vient de passer son certificat de capacité de fauconnerie en chasse avec une buse de Harris.
L’Assemblée Générale s’est terminée par le traditionnel repas des chasseurs.
- Tuberculose bovine et faune sauvage
- Profession: chevriers-fromagers en Couserans
- Du côté des autorités sanitaires, les contrôles se poursuivent
- Tuberculose bovine... ne cédons pas à la panique!
- Tuberculose bovine: le préfet de l'Ariège veut rassurer les éleveurs
- Tuberculose Bovine: les élevages bovins ariégeois sous surveillance sanitaire
- Un cas de tuberculose bovine sur le canton du Mas d'Azil
- Chasse: une saison 2010-2011 prometteuse en Ariège
- Les Jeunes Agriculteurs préparent Festiv'Agri
- Festiv'agri 2010: un rendez-vous à ne pas manquer!









