La caille des blés (coturnix coturnix), petit oiseau migrateur de l’ordre des galliformes, est considérée comme un «oiseau long migrant»
Sa zone d’hivernage la pousse jusqu'aux savanes herbacées d’Afrique centrale, elle franchit le Sahara avant de passer l’été dans le Sud Ouest et de s’y reproduire.
Cette année elle s’est fait attendre… réchauffement ou désertification climatique, mise en culture d’immenses surfaces incultes en Afrique du nord ont changé la donne.
Tout comme l’évolution de l’agriculture dans notre région (céréales et prairies sont récoltées très tôt, les chaumes sont broyés) qui participe à perturber ou modifier son habitat et ses habitudes.
Pascal Fosty, technicien à la fédération des chasseurs de l’Ariège, travaille depuis plusieurs années au suivi des oiseaux migrateurs et participe notamment à un programme d’étude sur la caille des blés en partenariat avec l’université de Barcelone.
Depuis le mois de juin, il procède avec quelques chasseurs volontaires de la plaine, à des opérations de baguage au cours desquelles il recense les mâles sur des points d’écoute durant la période de reproduction.
Après capture et marquage de la caille avec une bague du Museum National d’Histoire Naturelle, la caille est pesée au gramme près, le technicien prend un certain nombre de mesures: mesure de la longueur de l’aile pliée ou du tarso-métatarse; il réalise également des prélèvements destinés à évaluer l’éventuelle pollution génétique avec la caille japonaise ou caille d’élevage: sang pour une analyse génétique, certaines plumes pour isoler les isotropes d’hydrogène permettant de déterminer la latitude de naissance des oiseaux échantillonnés.
Tous ces relevés iront enrichir une base de données car le suivi de la caille des blés est international.
En effet depuis quatre ans, il regroupe l’Espagne, La France, le Portugal et le Maroc où le cheptel aurait diminué de moitié en dix ans.
On est loin des fastes anciens et des phénomènes de pullulation remarquables au point d’être cités dans la Bible.
Jean et Bernard, qui n’ont pourtant pas l’âge de Mathusalem, se souviennent du bon temps où la caille des blés leur offrait les premières chasses de la saison, «une occasion de dérouiller les chiens» avant l’ouverture générale.
Aujourd’hui elles se font plus rares, aussi ont-ils préféré participer au baguage pour sans approcher de près et mieux comprendre leur fonctionnement.
Cette espèce remarquable du point de vue biologique ne cesse de surprendre ceux qui en assurent le suivi: alors que la longévité de la bécasse des bois est de 3 à 4 ans, celle de la caille des blés est inférieure à celle du moineau, soit deux ans maximum.
Disposant de 24 mois à peine, la maturité sexuelle de la caille est beaucoup plus précoce, elle est capable de se reproduire dès l’âge de 3 mois et peut se reproduire deux fois par an: en mars-avril au Maroc ou en Espagne puis une deuxième fois chez nous.
Le turn-over est important mais l’espèce est sensible et la mortalité importante.
Malgré cela, le maintien et la suivie de l’espèce est largement tributaire du stock d’individus issus de la reproduction.
L’amélioration des conditions de nidification contribue à améliorer le succès de la reproduction de ce petit galliforme encore trop méconnu.
- Froid: ça gèle dans les exploitations agricoles
- Avec le froid, certains oiseaux ne sont plus chassés
- Abattoir du Pays des Pyrénées cathares: maillon du développement territorial?
- Les OGM inquiètent les apiculteurs ariégeois
- Soirée-débat organisée par la confédération paysanne
- Jean-Luc Fernandez à l'Elysée: «la voix de la fédération de chasse de l'Ariège est arrivée au...
- Les vins bio dans le collimateur de la commission européenne
- La fédération des chasseurs de l'Ariège reçue vendredi à l'Elysée
- 2011: les agriculteurs ont subi la hausse des charges
- Centrale biomasse et Réseau de chaleur à Foix: le projet avance


fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.




